Les confrontations récentes donnent l’avantage à l’Italie

Le premier motif de vigilance est fourni par l’historique des rencontres. La RTBF situe au 13 novembre 2015 le dernier succès belge contre l’Italie : les Diables Rouges avaient alors gagné 3-1 au stade Roi Baudouin. Depuis, les résultats cités dans le dossier ont plutôt servi la Nazionale. En novembre 2024, l’Italie s’est imposée 1-0 à Bruxelles grâce à Sandro Tonali. La sélection italienne avait aussi sorti la Belgique en quart de finale de l’Euro 2020, compétition disputée en 2021, sur un score de 2-1 à Munich.

Le décompte historique recensé par Transfermarkt renforce ce déséquilibre : l’Italie totalise 17 victoires, contre 4 pour la Belgique, avec 5 matches nuls. Ces antécédents ne suffisent pas à prédire le résultat de vendredi, mais ils empêchent de présenter l’affiche comme une opposition où les Diables partiraient avec un avantage établi. La mémoire des confrontations appartient au contexte du match ; elle n’en écrit pas le scénario à l’avance.

L’Italie arrive après une élimination au barrage

Le deuxième élément tient à la situation dans laquelle la sélection italienne ouvre cette campagne. La RTBF indique qu’en mars, l’Italie a été éliminée par la Bosnie-Herzégovine lors du barrage de qualification pour la Coupe du monde 2026. Les deux équipes étaient à égalité 1-1 après la prolongation, puis la Bosnie-Herzégovine s’est imposée lors de la séance de tirs au but. Cette défaite a privé l’Italie d’une troisième Coupe du monde consécutive et entraîné le départ de Gennaro Gattuso.

L’équipe italienne doit donc renouer avec la confiance au moment où un nouveau cycle commence. Le dossier ne permet pas de mesurer l’effet précis de cette élimination sur le match de vendredi. Il établit néanmoins une toile de fond particulière : la Nazionale doit tourner une page récente tout en donnant rapidement une direction à sa nouvelle campagne. Une reconstruction n’est pas nécessairement synonyme de faiblesse ; elle ajoute surtout une incertitude au visage que l’Italie présentera.

Roberto Mancini retrouve une sélection à reconstruire

Le retour de Roberto Mancini constitue le troisième point à surveiller. Selon la RTBF et Walfoot.be, le technicien entame un deuxième mandat à la tête de la Nazionale après avoir conduit l’Italie au titre de l’Euro 2021. Son précédent passage lui donne déjà des repères avec plusieurs joueurs expérimentés, parmi lesquels Gianluigi Donnarumma, Alessandro Bastoni, Nicolò Barella, Sandro Tonali et Giacomo Raspadori.

Walfoot.be précise que Mancini a retenu 34 joueurs pour les quatre rencontres internationales prévues. Cette liste rassemble six anciens champions d’Europe et neuf joueurs appelés pour la première fois. Alessandro Romano, Michael Kayode, Daniele Ghilardi, Antonio Vergara, Issa Doumbia, Eddy Kouadio, Sebastiano Esposito et Mohamed Alì Zoma figurent notamment parmi ces nouveaux visages, avec d’autres profils destinés à découvrir le groupe italien. Nicolò Fagioli, Nicolò Zaniolo et Rolando Mandragora font, eux, partie des joueurs rappelés après une absence.

Un groupe dont le visage reste encore incertain

La quatrième raison découle de ce renouvellement. Les Diables Rouges connaissent certains cadres italiens, mais la composition élargie du groupe rend plus difficile l’identification d’une hiérarchie stabilisée. Walfoot.be décrit une sélection mêlant une ossature habituée aux rendez-vous internationaux et des joueurs qui cherchent encore leur place. Le match doit ainsi montrer comment Mancini articule expérience et nouveaux profils.

Sebastiano Esposito illustre cette situation sans qu’il soit possible d’en déduire son rôle contre la Belgique. Prêté par Cagliari à Sassuolo, le joueur de 24 ans a marqué lors de ses deux premières rencontres avec son nouveau club, selon Walfoot.be. Le dossier précise toutefois qu’il ne fait pas partie des favoris pour commencer la rencontre. Cette concurrence, ajoutée au retour du sélectionneur et à la présence de neuf nouveaux joueurs, laisse l’Italie difficile à lire avant le coup d’envoi. Vendredi, les Diables Rouges devront donc composer avec un adversaire dont l’expérience est connue, mais dont l’organisation nouvelle reste à éprouver.