Glucksmann piégé par un faux Plenel : Moscou soigne déjà sa présidentielle 2027
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Ce mardi 4 août 2026, Raphaël Glucksmann dénonce une « opération russe de déstabilisation » le visant, lui, sa compagne Léa Salamé, et instrumentalisant le nom d’Edwy Plenel. L’information est reprise par Le Figaro, Le Monde, Libération et Le Parisien. Traduction : à vingt mois de la présidentielle, la fabrique moscovite du faux tourne déjà à plein régime — et personne ne semble en mesure de débrancher la machine.
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Le mode opératoire, ou l’art du bricolage industriel
Selon les éléments rapportés par Libération et Le Parisien, l’opération repose sur des ficelles éprouvées :
- un copier-coller du média Blast, transformé en support de désinformation clé en main ;
- un faux Edwy Plenel, dont l’identité est détournée pour crédibiliser le montage ;
- Léa Salamé, compagne de Glucksmann, embarquée malgré elle dans le dispositif.
Rien de sophistiqué. Juste ce qu’il faut pour polluer les fils, semer le doute et laisser les algorithmes faire le reste du sale boulot. On est loin du thriller d’espionnage : on est dans le bas de gamme viral, et ça fonctionne.
Philippe hier, Glucksmann aujourd’hui : la liste s’allonge
Le Figaro le rappelle : Édouard Philippe avait déjà été visé par des « opérations de déstabilisation » attribuées aux Russes. Glucksmann rejoint donc un club dont personne ne demande la carte de membre. Le point commun ? Deux candidats potentiels à 2027, deux profils pro-européens, deux voix bruyantes sur l’Ukraine. Le hasard, à Moscou, a décidément un très bon carnet d’adresses.
2027 déjà polluée, et un candidat pas encore déclaré
La séquence s’inscrit dans un contexte politique tendu : Le Canard enchaîné évoquait le 28 juillet un François Hollande prêt à « pousser Glucksmann dans les roses », tandis que Mesinfos s’interrogeait le 22 juillet sur ses chances de succéder à Emmanuel Macron. Autrement dit, Glucksmann n’a rien annoncé, mais il est déjà traité comme une cible sérieuse — par le Kremlin comme par les faiseurs de rois socialistes. La campagne présidentielle française commence donc officiellement dans les caves d’une officine russe, avec des faux sites et des identités volées. Rassurant.
Ce qu’il faut retenir
- Cible : Raphaël Glucksmann, avec Léa Salamé et Edwy Plenel instrumentalisés.
- Méthode : faux média copiant Blast, fausse identité de Plenel.
- Attribution : opération russe de déstabilisation, selon Glucksmann et les médias qui reprennent l’affaire ce 4 août.
- Précédent : Édouard Philippe, visé par un dispositif similaire.
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