Greg Guillotin reconnaît des violences conjugales après plainte
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Le 5 septembre 2026, Greg Guillotin, humoriste et créateur de contenu suivi par 4,5 millions d’abonnés sur YouTube, a reconnu publiquement des violences physiques et psychologiques envers son ancienne compagne. Dans un communiqué, il a exprimé sa honte et présenté ses excuses, sans chercher à minimiser les faits. Ces aveux surviennent après le dépôt d’une plainte pour violences conjugales et harcèlement moral, déposée le 17 juin 2026 auprès du tribunal judiciaire d’Évry (Essonne). Une enquête a été ouverte par le parquet et confiée au groupement de gendarmerie de l’Essonne. Pour la plaignante, âgée aujourd’hui de 27 ans, ces violences s’étendent sur sept années, entre 2019 et 2026, et s’accompagnent d’un système d’emprise et de surveillance.
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Une plainte déposée après sept années de violences déclarées
Le 17 juin 2026, une plainte a été déposée auprès du tribunal judiciaire d’Évry (Essonne) par une jeune femme aujourd’hui âgée de 27 ans contre Greg Guillotin, humoriste et youtubeur âgé de 43 ans. Selon les éléments transmis à l’AFP, cette plainte vise des violences physiques et psychologiques répétées, s’étalant de 2019 à 2026, période durant laquelle les deux personnes entretenaient une relation. La plaignante décrit un schéma d’emprise caractérisé par des coups, des insultes, un dénigrement systématique et une surveillance constante. Ces actes, selon sa version, ont débuté en avril 2022 par un premier coup porté en banlieue parisienne, suivi d’autres agressions lors de voyages à l’étranger : un coup de pied aux Maldives en décembre 2022, une gifle et plusieurs coups de pied au Maroc en 2023, puis un coup de poing à l’œil en 2024. Ces récits, consignés dans la plainte, révèlent une escalade de la violence physique, mais aussi une dimension psychologique marquée par l’humiliation et la manipulation.
La plainte évoque également l’installation de caméras dans le domicile du couple, prétendument pour surveiller un artisan, mais utilisées en réalité pour contrôler les faits et gestes de la jeune femme. Selon le récit de la plaignante, ces dispositifs servaient à lui adresser des reproches immédiats dès qu’elle ne répondait pas aux attentes de son compagnon, qu’il s’agisse de tâches domestiques ou de simples moments de repos. Ce système de surveillance, couplé à des voyages où elle était isolée de son environnement familial, illustre une emprise totale, où la victime se retrouve piégée dans un cycle de violence et de dépendance affective.
Une reconnaissance publique et une procédure judiciaire en cours
Dans un communiqué publié le 5 septembre 2026, Greg Guillotin a reconnu les faits sans chercher à les nier ni à les justifier. « Pendant des années, j’ai fait rire des millions de gens. Chez moi, à plusieurs reprises, j’ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie. Les deux sont vrais. Les deux ont été moi. Je ne veux plus jamais être le second », a-t-il déclaré, ajoutant avoir honte et être en thérapie. Ces aveux publics contrastent avec le silence habituel des auteurs de violences conjugales, souvent réticents à assumer leurs actes. Ils interviennent alors qu’une enquête pour violences habituelles sur conjoint et harcèlement moral a été ouverte par le parquet d’Évry et confiée au groupement de gendarmerie de l’Essonne.
L’enquête, confirmée par le parquet à l’AFP, porte spécifiquement sur les violences conjugales et le harcèlement moral. Aucune avancée n’a été communiquée à ce stade, mais la procédure judiciaire suit son cours. Cette affaire rappelle que les violences conjugales ne connaissent ni milieu social ni profession, et peuvent frapper même les personnalités publiques, dont l’image médiatique contraste avec la réalité des actes commis.
L’emprise conjugale, entre contrôle physique et numérique
L’histoire de Greg Guillotin et de son ex-compagne illustre les mécanismes de l’emprise conjugale, où la violence physique s’accompagne d’une emprise psychologique et numérique. La plaignante, rencontrée par son compagnon alors qu’elle n’avait que 19 ans, décrit une relation où la surveillance constante, les humiliations et les menaces ont progressivement étouffé son autonomie. Les voyages à l’étranger, où elle était isolée de son entourage, ont servi de cadre à des agressions physiques, tandis que les caméras domestiques ont renforcé le contrôle exercé sur sa vie quotidienne.
Ce cas soulève des questions sur la prévention des violences conjugales, notamment dans les milieux où la notoriété peut servir de paravent. La reconnaissance publique de Greg Guillotin, bien que tardive, pourrait contribuer à briser le silence autour de ces mécanismes. Pour les victimes, cette affaire rappelle l’importance de porter plainte et de se faire accompagner, malgré la peur des représailles ou de l’incompréhension. Quant à la société, elle doit continuer à interroger les conditions qui permettent à de telles violences de se perpétuer, y compris dans des cercles où l’image publique prime sur la réalité des faits.
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