Le mardi 8 septembre 2026, la vigilance reste maximale dans les Hautes-Fagnes suite à plusieurs reprises de feu constatées sur le front oriental du sinistre. Selon les services du gouverneur, ces déclenchements présentent une double nature : certains sont apparus de manière spontanée, tandis que d’autres étaient anticipés lors des opérations de dégagement d’arbres abattus ou tombés. Ces activités techniques, bien qu’essentielles à la sécurisation du terrain, ont le risque de réactiver ponctuellement des foyers résiduels enfouis dans la végétation.

Une mobilisation multisectorielle et internationale

Face à ces tensions persistantes, une force d’intervention considérable demeure déployée sur le terrain. Près de 150 intervenants étaient encore mobilisés ce mardi pour encadrer les opérations ou assurer un appui logistique aux secours. Cette réponse coordonnée unit plusieurs zones de secours de la province de Liège, notamment les unités 4, 5 et 6, avec des renforts en provenance des provinces de Namur, du Brabant flamand, du Limbourg et d’Anvers.

La dimension internationale de la crise est également notable : une cinquantaine de pompiers volontaires allemands ont poursuivi leur soutien aux équipes belges pour maîtriser les foyers. Parallèlement, la Protection civile a soutenu ces efforts par l’usage d’un drone, outil précieux pour assurer une surveillance aérienne continue des différents secteurs et identifier rapidement les zones d’activité suspecte.

Tests technologiques et stratégie de gestion

L’approche technique évolue avec la mise en œuvre de dispositifs automatiques d’arrosage. Installés depuis le week-end précédent à titre d’expérimentation, ces systèmes ont été démontés ce mardi en fin d’après-midi par les autorités. Les services du gouverneur précisent que les résultats obtenus lors de ces essais, ainsi que d’autres éléments d’évaluation techniques, seront analysés afin d’orienter la stratégie et de permettre une transition progressive vers une gestion plus « routinière » des foyers résiduels.

Vigilance et restrictions d’accès

Malgré les difficultés logistiques, les équipes au sol ont réussi à contrôler plusieurs reprises dans les secteurs sud-est comme dans le nord-est de la zone incendiée sans qu’une extension significative ne soit constatée. Toutefois, le risque demeure élevé en raison des prévisions météorologiques annonçant une journée particulièrement sensible au risque de reprises de feu.

L’accès au périmètre reste strictement interdit aux visiteurs, et les autorités rappellent que les interdictions de circulation demeurent en vigueur. Sur cet axe, la route N68 reste fermée entre le carrefour de Belle-Croix et Eupen. Par ailleurs, une quinzaine de verbalisations ont été dressées au cours du week-end, touchant principalement des cyclistes étrangers qui auraient tenté d’approcher la zone interdite.