Il n’y a jamais eu de prix fixe pour les F-35, affirme une commission du National
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Le rapport de la commission de gestion du Conseil national, publié ce mardi 8 septembre 2026, affirme qu’aucun prix fixe n’a jamais été convenu avec les États-Unis pour l’achat des avions F-35. Ce document critique sévèrement les négociations entre Berne et Washington, révélant que le Département de la défense a défendu une certitude contractuelle inexistante devant le Parlement.
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Le rapport de la commission de gestion du Conseil national, publié ce mardi 8 septembre 2026, vient d’apporter un éclairage cinglant sur les négociations menées par Berne avec Washington pour l’acquisition des avions de combat F-35. La commission conclut sans ambiguïté qu’aucun prix fixe n’a jamais été formellement convenu avec les États-Unis. Cette révélation remet en question la posture défensive adoptée par le Département fédéral de la défense (DDPS) face au Parlement, qui avait pourtant soutenu l’existence d’un accord forfaitaire.
Une gestion des négociations jugée défaillante
Le constat de la commission est sans concession sur les méthodes employées par armasuisse et le DDPS. Selon le rapport publié ce mardi, la conduite des pourparlers n’a pas été à la hauteur de l’enjeu stratégique et financier que représente un tel contrat. La commission souligne notamment une absence flagrante du principe de double contrôle sur certains aspects techniques ou financiers. Plus grave encore, elle s’étonne de la fermeté avec laquelle le Département de la défense a défendu l’idée d’un prix fixe devant les élus, alors qu’aucune note contractuelle ne venait confirmer cette hypothèse. Le rapport suggère même que cette ambiguïté aurait pu être acceptée en toute connaissance de cause par les acteurs les plus proches du dossier.
Les conséquences budgétaires et le rôle des responsables
Cette opacité ou ce manque de rigueur a des répercussions directes sur les finances publiques. En 2020, la population avait validé une enveloppe globale de 6 milliards de francs pour l’achat de nouveaux appareils. Si le choix s’était initialement porté sur 36 jets américains F-35, Washington a procédé à une augmentation des tarifs l’année dernière en invoquant un malentendu. Face à cette réalité, le Conseil fédéral a dû réajuster ses ambitions en décidant de réduire la commande à 30 avions. Pour autant, le coût total n’est pas resté inchangé : une enveloppe supplémentaire de 394 millions est désormais requise pour couvrir les surcoûts imprévus.
L’ancienne ministre de la Défense, Viola Amherd, est directement visée par ces critiques en raison de son rôle durant cette période. Elle a été auditionnée au cours de l’enquête, aux côtés de l’actuel ministre Martin Pfister ainsi que des conseillers fédéraux Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis. Le Parlement est appelé à se pencher sur ces nouveaux chiffres dès la semaine prochaine pour arbitrer le financement du programme.
Ce qu’il reste à déterminer
Bien que le rapport pointe des manquements structurels dans la surveillance du contrat, il ne précise pas les mécanismes exacts par lesquels l’ambiguïté a pu être maintenue si longtemps sans alerte officielle. L’enquête se concentre sur la responsabilité des décideurs et la qualité du suivi administratif d’un contrat militaire majeur dont le coût final demeure une variable mouvante.
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