Un sacre historique pour Kimi Antonelli

La course s’est déroulée sous un soleil de plomb à l’Autodromo Hermanos Rodriguez, où la température de l’asphalte a atteint les 48 degrés alors que l’air ne mesurait que 23 degrés. Dans ce cadre hostile, Andrea Kimi Antonelli a réalisé l’impossible en devenant le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. Lors de sa prise de parole, le pilote italien a exprimé sa gratitude envers son équipe Mercedes, sa famille et les supporters qui ont rendu ce moment possible.

Il a déclaré : « Yeah, we did it ! We did it ! And, you know, without them, I wouldn’t be here, without Mercedes, without my family. So I’m very grateful for this moment. It’s one that ». Ce titre s’accompagne d’une équation mathématique précise : pour être sacré ce soir, il suffisait à Antonelli de terminer dans le top 9 ou de voir ses concurrents directs échouer.

Une course émaillée de péripéties et de pénalités

L’épreuve a été marquée par une gestion stratégique complexe et des incidents majeurs. Charles Leclerc, au volant d’une Ferrari, a pris 5 secondes de pénalité pour avoir quitté la piste en cherchant un avantage tactique. De son côté, George Russell a dû attendre 10 secondes après une manœuvre jugée excessive sur le Français Isack Hadjar.

Verstappen, quant à lui, a bénéficié d’un départ solide mais a dû gérer des écarts variables avec ses rivaux directs. À un moment donné de la course, l’écart entre le leader et les Ferrari s’est stabilisé autour de 5 secondes, avant que Verstappen ne revienne sous les 4 secondes grâce à une gestion des pneus en tendres et mediums. L’incident a également touché Valtteri Bottas, qui a abandonné après une explosion de sa suspension avant gauche lors d’un freinage, obligeant la direction de course à déployer une voiture de sécurité.

Les enjeux pour les équipes et le futur du championnat

Au-delà du podium, cette course a révélé les fragilités de certaines équipes. La McLaren, avec son pilote Piastri, a démontré une vitesse supérieure à celle de l’Alpine pilotée par Colapinto, malgré les contraintes techniques comme l’aspiration et le mode overtake. De plus, la situation d’Esteban Ocon chez Haas a créé un climat délétère, poussant son remplaçant Ryo Hirakawa à ses grands débuts en 19e position.

Nico Hülkenberg a également été pénalisé de 10 secondes pour une infraction, tandis que Sergio Pérez a pris 5 secondes supplémentaires pour vitesse excessive dans la ligne des stands. La direction de course a rappelé que les pilotes ne pouvaient plus couper par l’herbe au premier tour, contrairement à la saison précédente. Ces règles strictes visaient à éviter les dépassements dangereux sur une ligne droite longue et un premier virage délicat.

Pour le titre d’équipe, Mercedes doit désormais reprendre 39 points à Ferrari pour valider son sacre définitif, ce qui rend probable une couronne pour l’équipe allemande lors des derniers rendez-vous du calendrier, au Brésil ou à Las Vegas.

Source : Fédération internationale de l’automobile — https://www.fia.com/news/f1-2026-mexico-city-grand-prix-post-race-world-champions-press-conference-transcript