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Midterms : Trump mise tout sur lui, les sondages se dérobent
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Le 9 septembre, à Dallas, Donald Trump a transformé une convention républicaine en meeting à sa gloire, promettant un « dividende Trump » de 5 000 dollars « pour chaque adulte américain » si son parti l’emporte en novembre, selon L’Express. La facture, calculée par Reuters, avoisinerait 1 350 milliards de dollars pour quelque 270 millions d’adultes. À moins de deux mois du scrutin du 3 novembre, cette omniprésence inquiète une partie de ses propres troupes, alors que les enquêtes d’opinion se dégradent pour les républicains.
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Une convention de Dallas taillée pour un seul homme
Le rendez-vous était officiellement républicain ; il fut surtout présidentiel. Réuni à Dallas, au Texas, le 9 septembre, selon L’Express, le parti a laissé Donald Trump occuper la scène près de deux heures durant, au point que la rencontre a été surnommée « Trumpapalooza », en référence au festival Lollapalooza. Le président multimilliardaire y a vanté son bilan, assurant avoir conduit « les deux meilleures années de l’histoire de la présidence » américaine, et a demandé aux électeurs de voter comme si son nom figurait sur le bulletin.
La promesse phare tient du coup d’éclat : un « dividende Trump » de 5 000 dollars pour chaque adulte américain en cas de victoire républicaine, rapporte L’Express. Reuters a chiffré l’engagement : avec environ 270 millions d’adultes dans le pays, la note atteindrait quelque 1 350 milliards de dollars. Le président a par ailleurs annoncé son intention de sillonner 35 circonscriptions et États, et affirme vouloir consacrer 400 à 500 millions de dollars à la campagne, toujours selon L’Express.
Des sondages qui se dérobent
Le contexte n’a rien d’une promenade. Selon la dernière enquête Reuters/Ipsos citée par L’Express, 33 % seulement des électeurs inscrits se déclarent favorables au président, soit cinq points de moins qu’en juillet. Le chef de l’Exécutif assume pourtant de faire de ce scrutin un référendum sur son second mandat.
Les enquêtes compilées par RealClear, relayées par Linternaute, dessinent une tendance lourde : depuis le début du mois d’août, elles annoncent presque unanimement une victoire démocrate, avec un écart de 4 à 12 points en faveur du camp démocrate. Un seul sondage a placé les républicains devant, et de 2 points seulement. Le mécontentement porte d’abord sur le porte-monnaie : selon un sondage YouGov pour CBS News publié le 14 septembre, 66 % des électeurs désapprouvent la politique économique du président et 73 % se plaignent de l’évolution de l’inflation. La guerre en Iran pèse également : Laurence Nardon, chercheuse spécialiste des États-Unis à l’Ifri, interrogée par Radio Classique, relève qu’une majorité d’Américains y était très opposée, comme 50 % des républicains, et que cette opposition est passée à 75 % sur la question du Groenland.
Le dilemme des candidats républicains
L’omniprésence présidentielle divise le camp qui devra porter le résultat. Plusieurs candidats engagés dans des scrutins serrés ont préféré bouder la convention de Dallas, rapporte L’Express. Le stratège républicain Kevin Madden, cité dans les pages du Financial Times, résume la difficulté : « Chaque semaine, les élus retournent dans leurs circonscriptions et sont confrontés aux inquiétudes sur le coût de la vie et l’inflation, tandis que Trump rejette ouvertement ces préoccupations ».
Un responsable de campagne républicain, qui a gardé l’anonymat, confie au média en ligne Axios : « Nous n’avons pas le choix. Nous sommes coincés sur le bateau avec lui, que cela nous plaise ou non ». Un consultant résume le piège : dire non au président expose à sa vindicte, dire oui n’assure aucun gain électoral. Interrogé par le Financial Times, un responsable de la Maison-Blanche défend l’inverse : « Le président Trump est le président républicain le plus populaire et le plus admiré. Certains électeurs, lui seul peut les motiver à aller voter. »
Un scrutin sous tension
Le rendez-vous est fixé au 3 novembre, rappelle Linternaute. Les Américains renouvelleront l’intégralité des 435 sièges de la Chambre des représentants et 33 des 100 sièges du Sénat, dont 20 occupés par des républicains. Le Congrès compte 100 sénateurs élus pour six ans et 435 représentants élus tous les deux ans. Une majorité démocrate freinerait les mesures de la Maison-Blanche ; une majorité républicaine lui laisserait le champ libre pour les deux dernières années du mandat.
Le Nouvel Obs rappelle que l’Amérique n’en est pas à sa première élection tumultueuse : en 1920 en Floride, une foule blanche avait attaqué la communauté noire locale le jour du scrutin ; en 1968, la convention démocrate de Chicago avait été marquée par des émeutes ; en 2000, la Cour suprême avait tranché en faveur de George W. Bush après des semaines de recomptage ; en 2020, Donald Trump avait refusé sa défaite. Pour les midterms à venir, le New York Times les anticipe « extraordinairement chaotiques ». Ce qui reste incertain tient en une question : la personnalisation extrême de la campagne par le président mobilisera-t-elle son électorat, ou accélérera-t-elle la débâcle annoncée par les enquêtes ?
Sources et traçabilité · 4 sources
Information recoupée auprès de 4 rédactions distinctes.
- Elections de mi-mandat : Donald Trump se place au centre du scrutin, au ...lexpress.fr
- États-Unis: Donald Trump «est aux abois, se dit qu'il va ... - RFIrfi.fr
- Les élections de mi-mandat seront-elles les plus chaotiques de ... - L'Obsnouvelobs.com
- Midterms 2026 : Donald Trump assuré de perdre sa majorité ? Des ...linternaute.com
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