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Renault 5, Accell, onduleurs chinois : la semaine où l’électrique a changé de décor

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Renault 5, Accell, onduleurs chinois : la semaine où l’électrique a changé de décor
Illustration générée par IA — ne représente pas la scène réelle.

L’actualité électrique de la semaine tient en trois lignes de force qui, mises côte à côte, dessinent un paysage moins triomphal qu’on ne le raconte d’ordinaire. La Renault 5 E-Tech affiche une nouvelle autonomie ; Accell Group, maison-mère de Lapierre et Babboe, tombe en faillite ; les États-Unis bannissent des onduleurs solaires chinois de leur réseau. Trois nouvelles qui touchent directement l’automobiliste, le cycliste et le particulier qui songeait à poser des panneaux sur son toit. Récapitulatif.

Renault 5 E-Tech : une autonomie qui évolue

La citadine électrique de Renault, fer de lance du renouveau industriel de la marque au losange, voit son autonomie mise à jour. Le chiffre précis et la version concernée relèvent du communiqué constructeur ; retenons que la R5 E-Tech, présentée depuis son lancement comme la réponse française à la voiture électrique abordable, continue d’ajuster sa fiche technique. Pour l’acheteur qui hésite, la leçon est simple : sur ce segment mouvant, mieux vaut comparer les versions du moment que se fier aux plaquettes d’il y a six mois.

Accell Group en faillite : Lapierre et Babboe entraînés

Le séisme de la semaine se joue à vélo. Accell Group, conglomérat néerlandais qui abrite notamment le français Lapierre et le spécialiste du vélo cargo Babboe, s’effondre. On avait connu le vélo électrique en pleine euphorie post-Covid ; on le retrouve en gueule de bois industrielle, victime d’une demande qui s’est repliée aussi vite qu’elle avait gonflé, et de stocks constitués pour un marché qui n’est jamais venu.

Pour le propriétaire d’un Lapierre ou d’un Babboe, la question immédiate est celle du service après-vente : garantie, pièces détachées, réseau de réparateurs. Tant que la procédure n’a pas désigné de repreneur, ces réponses restent suspendues. Qu’on nous permette de nous étonner, au passage, que l’on ait bâti une filière européenne du cycle sur des prévisions de croissance dignes des plus beaux prospectus, sans jamais poser la question du jour où la musique s’arrêterait.

Onduleurs solaires chinois : Washington ferme la porte

Outre-Atlantique, les États-Unis ont décidé d’écarter certains onduleurs solaires chinois de leur réseau électrique. L’onduleur, ce boîtier discret qui transforme le courant continu des panneaux en courant alternatif utilisable, est aussi la porte d’entrée logicielle de l’installation ; c’est précisément ce qui inquiète Washington, dans un contexte où la sécurité des infrastructures énergétiques est devenue une ligne rouge géopolitique.

La décision américaine n’engage pas l’Union européenne, mais elle pèsera sur les débats à venir : la Chine domine la fabrication mondiale de composants photovoltaïques, et l’Europe devra à son tour trancher entre coût, souveraineté et sécurité. Pour le particulier qui envisage une installation, aucune conséquence directe et immédiate en France à ce stade ; pour la filière, un signal de plus que le solaire n’est pas qu’une affaire de kilowatts.

Ce qu’il faut retenir, et surveiller

Trois nouvelles, un même fil : la transition électrique quitte l’âge des promesses pour entrer dans celui des arbitrages. Autonomies qui bougent, filières qui se restructurent, chaînes d’approvisionnement qui se politisent. À surveiller dans les prochaines semaines : le sort réservé aux clients Lapierre et Babboe une fois la procédure Accell clarifiée, et la position que prendront les autorités européennes sur les équipements solaires chinois après la décision américaine.

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