Revolut piratée : l’escroquerie qui a berné la néobanque
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Mercredi 16 septembre 2026, Revolut, l’une des néobanques les plus visibles au monde, a annoncé avoir été victime d’une escroquerie sophistiquée. L’entreprise britannique certifie que les fonds de ses clients n’ont pas été altérés, mais admet que des informations personnelles ont été compromises. Dès la détection de l’incident, Revolut a coupé l’accès frauduleux et alerté les autorités compétentes. Les clients concernés ont été contactés directement. Cette affaire interroge la solidité des dispositifs de vérification des néobanques, alors que Revolut revendique plus de 80 millions de clients à l’échelle mondiale.
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Une tromperie méthodique contre Revolut
Revolut a été dupée par des pirates informatiques qui se sont présentés comme une agence gouvernementale, selon les éléments rapportés par Franceinfo. L’entreprise qualifie cette manœuvre d’« escroquerie sophistiquée », ayant permis à des tiers non autorisés d’accéder à des données clients. Dès la détection de l’activité frauduleuse, Revolut a réagi en coupant l’accès frauduleux et en alertant les forces de l’ordre, les régulateurs financiers ainsi que les autorités de protection des données. Un porte-parole de la société a confirmé que les fonds des clients n’avaient pas été touchés, mais que des informations personnelles avaient été exposées. Parmi les données concernées figuraient des adresses, des photos de vérification, des pièces d’identité et des détails relatifs aux activités en cryptoactifs. Ces éléments ont été corroborés par le Financial Times, qui précise que les pirates auraient échangé des courriels avec Revolut pendant plusieurs mois sous cette fausse identité.
Des cibles précises : les portefeuilles crypto en ligne de mire
Selon les pirates, les clients visés étaient principalement ceux détenant des volumes importants de cryptoactifs, notamment en Suisse et en France. Cette indication, relayée par le Financial Times, laisse entrevoir une opération ciblée plutôt qu’une fuite massive et aléatoire. Revolut, fondée en 2015, s’est imposée comme un acteur majeur des services financiers mobiles, avec plus de 80 millions de clients dans le monde. Pourtant, sa croissance rapide a souvent suscité des interrogations sur sa gestion des risques, notamment en matière de fraude et de blanchiment d’argent. L’incident actuel pourrait donc alimenter les débats sur la capacité des néobanques à sécuriser les données sensibles de leurs utilisateurs, alors que leur modèle repose sur l’accessibilité et la rapidité.
Réactions immédiates et zone d’ombre persistante
Face à cette faille, Revolut a adopté une posture proactive en contactant directement les clients impactés par le piratage. L’entreprise a également alerté les autorités pour permettre l’identification des responsables. Bien que les fonds des clients n’aient pas été affectés, cette affaire rappelle les vulnérabilités inhérentes aux services financiers en ligne, où la confiance constitue un fondement essentiel. Revolut, qui a obtenu une licence bancaire en France, se retrouve désormais sous surveillance accrue. Les régulateurs financiers et les autorités de protection des données devraient examiner avec attention les mesures mises en place pour prévenir de futurs incidents. Pour les utilisateurs, cette situation souligne une évidence : même les acteurs les plus établis ne sont pas à l’abri des cybermenaces, et la prudence reste de mise.
Sources et traçabilité · 2 sources
Information recoupée auprès de 2 rédactions distinctes.
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