Spéculoos beurre salé du Pâtissier Normand : un rappel pour un colorant qui n’existe plus depuis six ans
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C’est une alerte qui, pour une fois, en dit plus long sur les étiquettes que sur les biscuits. RappelConso a publié un rappel visant les spéculoos au beurre salé du Pâtissier Normand, au motif d’un risque « additifs et arômes non autorisés ». Le fond du dossier, tel qu’il est écrit noir sur blanc, est plus prosaïque : une erreur d’étiquetage mentionnant le E171, un colorant qui n’est plus employé dans l’alimentation depuis 2020. Pour le consommateur, la question n’est donc pas de savoir ce qu’il a mangé, mais ce qu’il a lu sur le paquet — et ce que cela vaut de faire.
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Ce que dit exactement RappelConso
Selon RappelConso, source officielle du rappel, les spéculoos au beurre salé du Pâtissier Normand sont concernés par un risque classé « additifs et arômes non autorisés ». Le motif publié précise que l’étiquette porte la mention du colorant E171 et que ce colorant n’est plus utilisé depuis 2020. Autrement dit : la non-conformité pointée par l’autorité n’est pas la présence d’un additif interdit dans le biscuit, mais sa mention sur l’emballage — un décalage entre ce que promet l’étiquette et ce que la réglementation autorise aujourd’hui.
Le E171, dioxyde de titane, servait à blanchir ou à opacifier certains produits. Son usage en denrées alimentaires a cessé en 2020, ce que rappelle explicitement le motif du rappel. Que son nom figure encore sur un paquet six ans plus tard interroge davantage la chaîne d’impression et de contrôle des étiquettes que le contenu du biscuit lui-même.
Un rappel pour une ligne sur l’emballage
On nous permettra de noter la singularité de l’affaire : un produit rappelé non pour ce qu’il contient, mais pour ce qu’il annonce contenir — et qui, précisément, ne devrait plus s’y trouver, ni s’y écrire. La logique réglementaire est pourtant claire. Une étiquette n’est pas un décor : elle engage le fabricant, informe le consommateur, et toute mention d’un additif non autorisé constitue en soi un manquement, indépendamment de ce que révélerait une analyse du produit. RappelConso ne juge pas ici la recette ; elle sanctionne un texte.
Le contexte fourni ne précise ni les lots concernés, ni les points de vente, ni la période de commercialisation, ni les modalités pratiques de retour ou de remboursement. Un lecteur qui aurait le produit chez lui devra se reporter à la fiche RappelConso pour ces informations opérationnelles — c’est le réflexe utile face à tout rappel, et il vaut mieux le rappeler que le supposer.
Ce que le consommateur peut en retenir
L’enjeu sanitaire, à la lecture stricte du motif, paraît limité : le colorant mis en cause n’est plus dans le circuit alimentaire depuis 2020. L’enjeu de confiance, lui, est réel. Une étiquette qui mentionne un additif retiré depuis six ans est, au mieux, un gabarit d’emballage qu’on a oublié de mettre à jour ; au pire, le symptôme d’un contrôle qualité qui n’a pas suivi l’évolution du droit. Dans les deux cas, le rappel est justifié : la lettre de l’emballage doit correspondre à celle du règlement.
À surveiller, donc : la publication éventuelle par RappelConso de précisions sur les lots et la conduite à tenir. En attendant, un principe simple — vérifier ses placards, et se rappeler qu’en matière alimentaire, la mention imprimée compte autant que le produit qu’elle habille.
Source : RappelConso — https://rappel.conso.gouv.fr/fiche-rappel/23279/Interne
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