Une sonde japonaise et deux engins français en route vers les lunes de Mars
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L’agence spatiale japonaise a confirmé mardi le décollage réussi du véhicule Martian Moons eXploration depuis le centre spatial de Tanegashima. Ce projet, né d’un partenariat impliquant la Jaxa, le Cnes, la Nasa, l’ESA et le DLR, quitte définitivement les orbites terrestres pour se diriger vers la planète rouge. L’objectif affiché est d’atteindre la région martienne en août 2027 afin de poser un rover franco-allemand sur Phobos, l’une des deux lunes de Mars.
Une coopération spatiale sans précédent
La mission Martian Moons eXploration marque une étape majeure dans l’exploration du système solaire. Lancée mardi depuis le sud du Japon, cette sonde représente la première tentative mondiale visant à récupérer des échantillons d’une lune de Mars. Le projet réunit les efforts de plusieurs agences spatiales majeures : l’agence japonaise Jaxa, le Centre national d’études spatiales français (Cnes), la Nasa américaine, l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre aérospatial allemand (DLR).
Cette collaboration internationale témoigne d’un consensus scientifique rare sur l’importance de ces corps célestes pour comprendre notre propre système solaire. La séparation réussie de sa fusée propulse désormais la sonde vers sa destination finale, un voyage qui durera plusieurs années avant l’arrivée prévue en août 2027.
Le rover Idefix et le spectromètre Mirs
À bord de la sonde principale se trouvent deux engins français essentiels à la réussite de la mission. Le premier est un rover franco-allemand baptisé Idefix, nom choisi en référence au chien de la bande dessinée Astérix. Ce petit véhicule doit accomplir une prouesse technique : il sera le tout premier engin de l’histoire à sillonner la surface de Phobos.
Son rôle est double : effectuer des observations détaillées du sol et servir d’éclaireur pour garantir un atterrissage en toute sécurité de la sonde principale. Le second engin français est Mirs, un spectromètre développé conjointement par le Cnes et l’Observatoire de Paris-PSL. Selon Antonella Barucci, responsable scientifique de ce dispositif, cet instrument doit aider les chercheurs à identifier les sites les plus intéressants pour le prélèvement des échantillons.
Vers une compréhension des origines du système solaire
Une fois en orbite autour de Mars, la sonde restera trois ans à proximité de la planète rouge. Pendant cette période, elle orbitera autour de Phobos avant de se poser sur ce satellite pour recueillir au moins 10 grammes de matière. Ce prélèvement sera une première mondiale, comme l’a déclaré Yasuhiro Kawakatsu, chef du projet MMX. Au-delà de la collecte d’échantillons, la mission vise à étudier la formation des lunes et leur rôle potentiel dans l’histoire de la vie sur Terre.
L’astrophysicien Patrick Michel, directeur de recherches au CNRS, avait expliqué que ces corps pourraient détenir des indices sur les mécanismes de transport ayant acheminé l’eau et les composés organiques vers les planètes rocheuses internes. La mission observera également l’autre lune de Mars, Deimos, sans s’y poser, avant de revenir vers la Terre avec ses précieux échantillons.
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Sources et traçabilité · 2 sources
Les sources citées ci-dessous documentent le sujet ; leur nombre ne prouve pas qu’elles confirment toutes la même information.
- Une sonde japonaise décolle vers les lunes de Mars pour une mission inéditeRTS · 20 octobre 2026
- Une sonde japonaise et deux engins français en route vers les lunes de MarsFrance 24 · 19 octobre 2026
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