La Commission européenne a pris position sur l’évolution rapide des technologies de synthèse audio et visuelle. Dans le cadre du règlement d’intelligence artificielle en cours de mise en œuvre, l’article 50 impose désormais des obligations strictes de transparence. Ces règles visent spécifiquement certains contenus générés ou manipulés par l’IA, nécessitant un marquage lisible par les machines pour assurer leur traçabilité.

Une exigence de transparence pour le public

Au-delà de la technique, l’information du grand public devient une priorité législative. Le texte européen exige que les utilisateurs soient informés lorsqu’ils sont confrontés à des deepfakes. Ce marquage et cette information visent à préserver l’intégrité de l’espace numérique et à éviter la confusion entre réalité et fabrication artificielle.

Le constat d’une menace criminelle

Europol quant à lui documente séparément les usages déviants de ces outils. L’agence européenne de lutte contre le crime signale des pratiques malveillantes spécifiques, comme l’usurpation d’identité de dirigeants politiques. D’autres risques sont également recensés : l’altération de preuves judiciaires ou la diffusion de contenus intimes non consentis. Ces faits montrent que la technologie n’est pas neutre et peut être détournée à des fins criminelles graves.

Source : Commission européenne — https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/factpages/quick-facts-transparency-rules-ai-systems