Vendredi 2 octobre 2026, la France a été secouée par une nouvelle journée de blocage des lycées, marquée par une escalade des tensions et un nombre record d’interpellations dépassant les 1700 cas. Selon Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, ce chiffre s’ajoute à plus de 5000 interpellations depuis le début du mouvement lundi. Le gouvernement a indiqué que 735 établissements avaient été concernés par la mobilisation, une baisse de 30 % par rapport aux jours précédents, mais cela ne suffit pas à calmer les esprits face à la violence urbaine observée près de 158 sites. Les faits recensent des jets de projectiles, des agressions contre les forces de l’ordre, des enseignants, des journalistes et des passants. Dans le même temps, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, a annoncé un plan d’action pour accélérer le recrutement des professeurs, notamment dans les classes de première et terminale, tout en reconnaissant qu’il ne pourrait pas prendre de décision avant la rentrée 2027.

La situation s’est rapidement dégradée avec des affrontements violents éclatant

La situation s’est rapidement dégradée avec des affrontements violents éclatant dans plusieurs villes comme Strasbourg, Paris et Belfort. À La Ciotat, un enseignant a été aspergé d’essence puis agressé physiquement. Le lycée Mandela de Nantes a vu son hall d’entrée détruit par un incendie la veille, le contraignant à rester fermé jusqu’à mi-octobre. Les dégradations matérielles sont estimées à plusieurs millions d’euros. Du côté des victimes humaines, 65 personnels de l’éducation nationale ont été blessés, dont 40 proviseurs et 170 élèves, certains subissant des blessures graves. Plus de 300 policiers et gendarmes ont également été touchés. L’IGPN a ouvert trois enquêtes sur ces violences. Amnistie internationale a dénoncé l’usage disproportionné de la force, notamment les lanceurs de balles de défense (LBD), demandant leur suspension.

Les organisations lycéennes et syndicales ont appelé à poursuivre la mobilisation pour mardi, arguant de l’absence de mesures concrètes immédiates. Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, a invité à rejoindre le mouvement de l’acte III. Les revendications portent sur les moyens financiers, les bâtiments vétustes et les conditions d’études. Dans les quartiers populaires, les élèves dénoncent des inégalités flagrantes avec les lycées plus favorisés. Des manifestants ont brandi des banderoles demandant un lycée bloqué à Lyon. Le but reste de faire entendre sa voix par des mouvements pacifiques, mais la répression policière décrite comme extrêmement violente par des élèves attise la colère. Les cours sont dispensés à distance dans près de 400 lycées fermés vendredi. La mobilisation se poursuit donc sans que le gouvernement n’ait apporté les réponses attendues sur le recrutement ou l’entretien des établissements, laissant persister un climat social électrique à sept mois de la présidentielle.