Enseignement : les syndicats prolongent leur préavis jusqu’au 16 octobre
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Le secteur éducatif en Fédération Wallonie-Bruxelles s’apprête à vivre une nouvelle période de tensions sociales. Les organisations syndicales CSC-Enseignement, CGSP et Setca-SEL ont officiellement décidé d’étendre leur préavis jusqu’à la fin du mois d’octobre. Cette décision intervient alors que le gouvernement MR-Engagés maintient des mesures économiques impopulaires, notamment une augmentation de 10 % de la charge de travail sans compensation salariale pour les enseignants du secondaire supérieur.
Une prolongation face à l’inaction politique
Les syndicats ont pris cette décision le mardi 22 septembre 2026, remplaçant ainsi un préavis qui devait normalement expirer le 27 septembre. Dans un communiqué commun, la CSC-Enseignement, la CGSP et le Setca-SEL expliquent leur position avec une fermeté sans équivoque. Ils accusent directement l’exécutif wallon de subir une inaction persistante et pointent du doigt les contradictions affichées par les ministres responsables Elisabeth Degryse et Valérie Glatigny.
Pour Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC Enseignement, l’absence totale de réponse gouvernementale rend désormais impossible toute autre issue que le maintien du mouvement. Les organisations syndicales se réservent explicitement le droit de prolonger leur préavis au-delà des vacances d’automne si aucune inflexion notable n’est apportée à la politique actuelle et si le retour à une concertation sociale constructive ne se concrétise pas.
Le terrain secoué par les mesures économiques
La contestation prend racine dans l’adoption de mesures d’économies jugées drastiques par le gouvernement MR-Engagés. Le point le plus sévère impose aux professeurs du niveau secondaire supérieur une hausse de 10 % de leurs tâches, sans contrepartie financière. Cette surcharge s’ajoute à un contexte déjà précaire marqué par l’incertitude pédagogique liée aux nouveaux programmes et à l’attribution de cours qui ne correspondent pas toujours aux formations initiales des corps professoraux.
Les conséquences sont déjà visibles sur le terrain : plusieurs voyages scolaires ont dû être annulés faute de temps pour les équipes éducatives, et la qualité de l’éducation ainsi que la protection de l’enfance en danger sont directement menacées par cette dégradation des conditions de travail.
Mobilisations passées et calendrier à venir
La mobilisation n’est pas une nouveauté mais le fruit d’une contestation qui dure depuis plusieurs mois. Le 10 septembre dernier, un front commun syndical avait déjà organisé une manifestation à Liège, rassemblant entre 10 000 et 13 000 personnes selon les sources disponibles. Ce mouvement s’inscrit dans la continuité des actions prévues entre le 1er octobre et le 16 octobre, période qui précède les vacances de Toussaint.
Le SNETAP-FSU, syndicat national de l’enseignement technique agricole public, a également déposé un préavis de grève couvrant ses personnels à compter du 8 octobre jusqu’au 16 octobre en soutien aux revendications lycéennes et pour défendre le service public d’éducation. Les organisations syndicales indiquent que cette période d’alerte ne conduit pas à la cessation complète des cours, mais favorise des interventions localisées sur une base territoriale pour exercer l’influence tout en évitant le blocage global du réseau scolaire.
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Sources et traçabilité · 4 sources
Les sources citées ci-dessous documentent le sujet ; leur nombre ne prouve pas qu’elles confirment toutes la même information.
- Contestation du secteur de l'enseignement : les syndicats prolongent ...lalibre.be
- Les syndicats enseignants prolongent leur préavis de grève jusqu'au 16 ...theintelligent.be
- Mouvement de grogne dans l'enseignement : les syndicats prolongent leur ...lavenir.net
- Préavis de grève du 8 au 16 octobre 2026 - SNETAP-FSUsnetap-fsu.fr
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