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F-35 : Martin Pfister reconnaît un prix incertain
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Mardi soir, Martin Pfister a reconnu sur SRF que le prix des F-35 n’était pas fixé avec Washington, un problème qui laisse le coût total de l’acquisition incertain. Cette déclaration intervient après le rapport publié le 8 septembre par la Commission de gestion du Conseil national. Le document conclut qu’aucun prix fixe n’avait été convenu, contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement. Pour la commande, le ministre évoque désormais 30 avions, contre 36 initialement prévus.
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Le rapport du 8 septembre contredit le prix annoncé
Le dossier a changé de nature avec la publication, le 8 septembre, du rapport de la Commission de gestion du Conseil national. Cette instance critique sévèrement la manière dont le Conseil fédéral a conduit l’achat des F-35. Son constat porte sur un point précis : aucun prix fixe n’a été convenu avec Washington, alors que le gouvernement avait présenté l’acquisition comme reposant sur un tel prix. La contradiction ne concerne donc pas une simple nuance de vocabulaire. Elle touche directement la manière dont le marché a été expliqué et suivi par les autorités.
Deux semaines après cette publication, Martin Pfister s’est exprimé pour la première fois sur ses conclusions, mardi soir, à la télévision alémanique SRF. Le ministre de la Défense a reconnu que l’absence de prix fixe constituait un problème. Le coût total de l’acquisition demeure ainsi incertain. Le dossier ne fournit toutefois aucun montant permettant de mesurer cette incertitude : il établit l’absence de prix fixe, pas le coût final de la flotte.
Trente avions envisagés au lieu de trente-six
Sur le nombre d’appareils, Martin Pfister ne présente pas une décision arrêtée. Il indique que, à partir de calculs et de discussions avec les Américains, le principe retenu serait que les moyens disponibles suffisent pour 30 avions. La référence initiale était de 36 appareils. Cette évolution est donc formulée comme une hypothèse de travail, non comme un accord définitivement conclu avec Washington.
La distinction mérite d’être conservée, tant elle est au cœur du dossier. Le prix n’est pas fixe et le volume de la commande pourrait être ramené de 36 à 30 avions. Mais le contexte fourni ne précise ni le montant global, ni le calendrier d’une éventuelle réduction, ni les conditions précises qui permettraient de la confirmer. Il ne permet pas davantage d’établir quelle serait la conséquence budgétaire exacte de ce choix.
Un contrat américain difficile à interpréter
Martin Pfister a également été interrogé sur les critiques visant la lecture du contrat. Il a déclaré ne pas comprendre pourquoi seuls quelques responsables l’auraient étudié. Le ministre possède lui-même le document, mais dit avoir besoin d’aide pour en saisir certains passages. Il explique cette difficulté par la complexité du contrat américain et de son environnement juridique. Cette déclaration ne permet pas de déterminer combien de personnes ont effectivement lu le texte, ni d’identifier les responsabilités individuelles dans son interprétation.
Le ministre a par ailleurs échangé avec sa prédécesseure, Viola Amherd, sans en tirer de nouvelles conclusions. Il cherche désormais à rétablir la capacité de défense et la confiance dans son département. Pour le suivi des grands projets, une nouvelle division a été créée dès le début de son mandat. Martin Pfister mise aussi sur la transparence et l’ouverture, mais le dossier ne permet pas encore d’évaluer les effets concrets de cette organisation.
Les suites restent à préciser
Le rapport du 8 septembre établit une défaillance dans la présentation du prix, mais il ne fournit pas, dans les éléments disponibles ici, de montant final de l’acquisition. Il ne permet donc pas de conclure à une hausse chiffrée du coût, pas plus qu’à une décision définitive sur les 30 appareils. La prudence s’impose également sur les responsabilités : le contexte rapporte une critique sévère de la procédure, sans attribuer d’intention particulière à une personne.
Le fait établi, à ce stade, tient en peu de mots : le prix des F-35 n’est pas fixe, le coût total reste incertain et le volume envisagé pourrait passer de 36 à 30 avions. La suite dépendra des calculs, des discussions avec les Américains et des mesures de suivi mises en place par Martin Pfister. Le dossier ne permet pas d’aller au-delà.
Sources et traçabilité · 2 sources
Information recoupée auprès de 2 rédactions distinctes.
- "Nous n'avons pas de prix fixe pour les F-35, c'est un problème", reconnaît Martin PfisterRTS · 23 septembre 2026
- "Nous n'avons pas de prix fixe pour les F-35, c'est un problème ...titrespresse.com
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