La physique de l’altitude au Mexique

La première contrainte technique relevée par Gaëtan Vigneron concerne la densité atmosphérique. À 2240 mètres d’altitude, l’air est moins dense, ce qui impacte directement la puissance moteur disponible. Le turbo doit alors compenser cette perte de charge pour maintenir les performances attendues. Parallèlement, malgré la présence d’ailerons importants sur les monoplaces, une perte aérodynamique inévitable s’observe dans ces conditions spécifiques. Ces facteurs physiques justifient que les tests libres, organisés à des moments distincts de ceux réservés aux qualifications et au grand prix, ne reflètent pas fidèlement le spectacle du dimanche.

Le classement des essais et les incidents

Dans la première séance (P1), Kimi Antonelli a fait son retour après avoir soigné un petit virus qui l’avait absenté. Il s’est classé deuxième, derrière Charles Leclerc, bien que les conditions de piste aient évolué énormément durant la journée. En seconde séance (P2), c’est à nouveau Charles Leclerc qui dominait le classement, profitant du petit turbo de sa Ferrari qui permet une montée plus rapide en régime et limite le temps de réponse du turbo.

Cependant, l’autre monoplace rouge de Lewis Hamilton a connu un souci technique majeur, victime d’une perte de puissance qui a freiné ses performances. L’expert note également un incident inutile entre Max Verstappen et Liam Lawson, ayant endommagé légèrement la Red Bull.