Grand Est : 3 820 entreprises du numérique cartographiées à partir de la base Sirene
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Il existe désormais un état des lieux public du tissu numérique du Grand Est : 3 820 entreprises actives, 958 communes, dix départements. L’extraction, datée du 23 août 2026, s’appuie sur la base Sirene consultée via l’API recherche-entreprises d’Etalab, dont les données sont diffusées sur data.gouv.fr. L’intérêt du chiffre n’est pas seulement statistique : il dessine, code NAF par code NAF, la géographie réelle d’un secteur dont on parle beaucoup et qu’on mesure rarement à cette échelle. Pour un salarié, un candidat, un donneur d’ordre ou une collectivité, savoir combien d’acteurs existent et sous quelle étiquette administrative ils opèrent est une information utile.
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Ce que recouvrent les 3 820 entreprises
Le périmètre retenu tient en six codes NAF, qui balisent l’essentiel du secteur informatique et numérique tel que l’INSEE le classe. On y trouve la programmation informatique (62.01Z), le conseil en systèmes et logiciels (62.02A), la tierce maintenance (62.02B), la gestion d’installations informatiques (62.03Z), les autres activités informatiques (62.09Z) et, enfin, le traitement de données et l’hébergement (63.11Z). Autrement dit : de l’agence de développement logiciel au prestataire d’infogérance, du cabinet de conseil au centre d’hébergement. Chaque entreprise recensée a son siège en Grand Est, ce qui exclut les antennes régionales d’acteurs implantés ailleurs — un choix méthodologique qui privilégie la mesure du tissu local à celle de la présence commerciale.
Les 958 communes concernées disent, à elles seules, que le numérique régional ne se résume pas à deux ou trois métropoles. Le maillage est large, même si le recensement, à ce stade, ne dit rien de la répartition fine entre départements ni de la taille des sociétés — ce sont les limites honnêtes de l’extraction publiée.
Une méthode pensée pour respecter les personnes
Le recensement écarte volontairement les personnes physiques. Concrètement, toute unité dont la nature juridique commence par 1 — notamment le code 1000, l’entrepreneur individuel — est retirée du jeu de données, puisque sa raison sociale se confond avec le nom d’une personne. Le bloc « dirigeants » de l’API recherche-entreprises, lui, n’est ni lu ni conservé. La logique est simple : produire une cartographie économique sans transformer un fichier d’entreprises en annuaire nominatif. C’est la différence entre une donnée publique bien utilisée et une donnée publique mal digérée.
Cette précaution mérite d’être soulignée à l’heure où l’ouverture des données administratives sert parfois de prétexte à des usages plus intrusifs qu’informatifs. Ici, la matière première — Sirene, via Etalab, sur data.gouv.fr — est disponible pour quiconque veut la retraiter ; le geste éditorial consiste à ne prendre que ce qui décrit une activité économique.
Ce que le chiffre change, ce qu’il ne dit pas
Pour un candidat à l’embauche ou un indépendant en prospection, la liste des six codes NAF est déjà un outil : elle indique où chercher, sous quelle étiquette, et rappelle que « faire du numérique » recouvre des métiers hétérogènes qui ne se recrutent pas dans les mêmes cercles. Pour une collectivité, un chiffre de 3 820 sièges sociaux dans la région constitue un repère de négociation face à des discours souvent plus incantatoires que chiffrés.
Reste ce que l’extraction, en l’état, ne tranche pas : le nombre d’emplois, le chiffre d’affaires agrégé, la dynamique de créations et de radiations sur douze mois, la ventilation par département. Ces prolongements existent dans Sirene et dans d’autres jeux publics ; ils ne figurent pas dans le décompte du 23 août 2026. Un lecteur avisé lira donc ce recensement pour ce qu’il est — une photographie de sièges actifs à une date donnée — et attendra, pour le reste, des extractions ultérieures. À surveiller : la mise à jour du jeu et l’éventuelle publication d’une ventilation départementale, qui transformerait la carte en véritable outil de décision.
Source : data.gouv.fr — https://www.data.gouv.fr/datasets/entreprises-du-numerique-en-grand-est
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