Huit pays musulmans condamnent l’expulsion forcée des Palestiniens de Gaza
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Huit pays à majorité musulmane ont condamné le 6 septembre les projets israéliens visant l’expulsion forcée des Palestiniens de la bande de Gaza. Cette déclaration commune, impliquant notamment l’Arabie saoudite et la Turquie, souligne que ces mesures brisent les efforts de paix internationaux et violent le droit international.
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Le paysage diplomatique régional vient de connaître une secousse significative avec l’alignement d’une coalition de huit nations majeures contre les velléités d’expulsion de la population civile palestinienne. En date du dimanche 6 septembre, les ministres des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de l’Égypte, de la Jordanie, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Pakistan, de l’Indonésie et de la Turquie ont émis une condamnation unanime. Cette déclaration commune s’attaque frontalement aux « plans et mécanismes » visant à déplacer par la force les habitants de la bande de Gaza hors de leur territoire d’origine.
Une opposition coordonnée face aux partisans du déplacement forcé
Cette réaction diplomatique fait suite aux déclarations explicites de plusieurs responsables israéliens. Le ministre de la Défense, Yisrael Katz, avait affirmé que son gouvernement se trouvait « organisé, et prêt à faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles » la population gazaouie, bien qu’il ait précisé attendre le feu vert des États-Unis pour agir. Parallèlement, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale et figure de l’extrême droite, a soumis une proposition visant à vider la bande de Gaza en envoyant les Palestiniens vers l’étranger. Face à ces « propos incendiaires », le bloc des huit pays musulmans a dénoncé une violation flagrante du droit international humanitaire et une menace directe pour les droits inaliénables du peuple palestinien.
La protection d’un cadre de paix sous influence américaine
L’argumentaire des ministres souligne un paradoxe stratégique : ces mesures d’expulsion remettraient en cause les efforts internationaux actuels. Plus précisément, ils évoquent le plan global soutenu par le président américain Donald Trump pour clore le conflit à Gaza, lequel rejette formellement tout déplacement forcé de population civile. En réaffirmant que la bande de Gaza demeure une partie intégrante du territoire palestinien occupé, les signataires ont exhorté la communauté internationale et le Conseil de sécurité des Nations unies à bloquer toute tentative d’imposer une nouvelle réalité géographique ou démographique. Ils insistent sur l’impératif de préserver l’unité territoriale entre Gaza et la Cisjordanie, dont la capitale serait Jérusalem-Est.
Un bilan humain alarmant au cœur du conflit actuel
Le contexte de cette condamnation est marqué par une dévastation humaine sans précédent. Selon les données fournies par le ministère de la santé de Gaza — chiffres validés par l’Organisation des Nations unies — on dénombre plus de 73 000 personnes tuées par l’armée israélienne à Gaza depuis trois ans. Cette guerre, déclenchée en réaction aux attaques du 7 octobre 2023 ayant causé plus de 1 200 morts sur le sol israélien, a déjà entraîné le déplacement de la quasi-totalité des résidents de la bande de Gaza. Les huit pays mettent en garde contre les risques sérieux que ces initiatives feraient peser sur la stabilité régionale si elles devenaient une politique officielle.
Une position ferme pour la solution à deux États
En conclusion de leur déclaration, les ministres ont réitéré leur soutien indéfectible aux droits du peuple palestinien sur ses terres. Ils rappellent que l’unique trajectoire vers une paix durable repose sur la mise en œuvre d’une solution à deux États. Ce projet prévoit la création d’un État palestinien indépendant s’appuyant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. En condamnant « dans les termes les plus fermes » les projets de déracinement, ces nations cherchent à empêcher que la cause palestinienne ne soit effacée par des mesures unilatérales de transfert de population.
Sources et traçabilité · 2 sources
Information recoupée auprès de 4 rédactions distinctes.
- Bande de Gaza : huit pays à majorité musulmane condamnent dans « les ...frontsyndical-classe.org
- Huit pays arabes condamnent les appels des ministres israéliens à ...fr.hespress.com
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