Iran et États-Unis escaladent dans le golfe Arabo-Persique
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Samedi 5 septembre, les Gardiens de la Révolution déclarent avoir visé trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz et trois autres navires « affiliés à l’Amérique » selon leur formulation. Cette riposte répond aux destructions annoncées le même jour par l’armée américaine contre trois pétroliers iraniens : l’un au large de Kharg, où réside le terminal pétrolier majeur de l’Iran, un second près de Jask au sud du détroit, et un troisième dans le golfe d’Oman. Khatam al-Anbiya, le commandement militaire central interarmées, met en garde : les frappes iraniennes « contre les bâtiments militaires américains dans la région seront plus dures qu’auparavant et pourraient s’étendre » en cas de poursuite des hostilités américaines. Cette escalade rompt avec un mois d’août marqué par une baisse des affrontements, avant la reprise des opérations le 30 août à l’initiative de Washington.
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Riposte iranienne dans le golfe Arabo-Persique
Les Gardiens de la Révolution ont annoncé samedi, via leur chaîne Telegram officielle, avoir « pris pour cible trois pétroliers empruntant la voie non autorisée du détroit d’Ormuz, ainsi que trois navires affiliés à l’Amérique tueuse d’enfants dans d’autres secteurs ». Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait communiqué quelques heures plus tôt la destruction de trois navires-citernes iraniens, décrits comme appartenant à « un réseau occulte » finançant les Gardiens et leurs alliés à hauteur de « plusieurs milliards de dollars ». Selon Centcom, deux navires ont été « neutralisés de manière permanente » et un troisième « complètement détruit ».
Les États-Unis justifient par la légitime défense
L’armée américaine présente ses frappes comme une riposte à une tentative d’agression iranienne : un porte-avions et un destroyer américains auraient « échappé à de multiples attaques iraniennes non provoquées », sans blessés américains selon son bilan. Washington ajoute que ces frappes visaient à « empêcher des roquettes chargées de mines marines d’être tirées dans le détroit d’Ormuz », une justification invoquée dès le 30 août lors de la reprise des opérations. Le président Donald Trump a estimé vendredi que les États-Unis menaient des « frappes ponctuelles » en Iran, affirmant « ne pas être actuellement en train de se battre ».
Les menaces d’extension géographique
Le langage iranien durcit samedi. Khatam al-Anbiya ne se contente pas de promettre des attaques plus violentes contre les bâtiments militaires américains dans la région : la précision que ces représailles « pourraient s’étendre » laisse ouverte une escalade hors du golfe. La diplomatie iranienne dénonce les frappes comme des « actions illégales et agressives ». Les Gardiens de la Révolution diffusent aussi un avertissement aux navires commerciaux, « mettant en garde les autres navires contre toute tentative de passer par des voies non autorisées ».
Un conflit régional en multiplication des foyers
Cette séquence s’inscrit dans un conflit initié fin février par une offensive américano-israélienne contre l’Iran. Les affrontements se sont déclinés sur plusieurs théâtres. Au Yémen, où une trêve maintenait depuis des années une fragile stabilité entre forces gouvernementales et rebelles houthis pro-iraniens, de nouveaux combats ont causé près de 200 morts depuis jeudi selon les sources consultées. Au Liban, entraîné dans la guerre en mars par le Hezbollah — allié majeur de Téhéran — des frappes israéliennes ont tué quatre personnes vendredi, dont une jeune femme selon le ministère libanais de la Santé.
Les deux puissances demeurent enfermées : Téhéran bloque le détroit d’Ormuz, Washington impose un blocus sur les ports iraniens. Aucune ne cède. Washington annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran, qui en endure depuis des décennies. Le conflit a déjà coûté des milliers de vies et provoqué une envolée des cours du pétrole, laquelle fragilise les économies importatrices. Après le répit relatif d’août, la reprise des opérations le 30 août marque l’entrée dans une phase d’intensification dont le plafond reste invisible.
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