L’Iran menace les USA après frappes sur ses pétroliers
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L’Iran a menacé d’intensifier sa riposte face aux frappes américaines ayant touché trois de ses pétroliers dans le Golfe. Selon Radio-Canada et RFI, ces nouveaux échanges surviennent sur un fond d’impasse diplomatique et marquent une rupture avec la relative baisse des hostilités observée en août.
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Le paysage maritime du Golfe est devenu le théâtre d’une escalade brutale entre Téhéran et Washington. Cette intensification des hostilités fait suite à une série de frappes mutuelles amorcées par les États-Unis le 30 août dernier, marquant la fin d’un répit relatif observé durant le mois d’août. Depuis cette date, l’Iran a réagi en ciblant ses voisins, s’inscrivant dans une dynamique de conflit déclenchée initialement par une offensive américano-israélienne à la fin du mois de février.
Une escalade maritime dans le détroit d’Ormuz
Le point de friction actuel se cristallise dans le détroit d’Ormuz, artère vitale pour le commerce mondial des hydrocarbures. Selon les informations rapportées par Radio-Canada et RFI, l’armée américaine a frappé trois pétroliers liés aux Gardiens de la Révolution samedi dernier. En réponse directe à ces frappes, Téhéran a revendiqué avoir ciblé trois navires affiliés aux États-Unis dans divers secteurs, ainsi que des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
Cette escalade est doublée d’une rhétorique de menace croissante. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef, a déclaré via un média d’État que l’ère des ripostes proportionnées était révolue, promettant une réponse « plus rapide, plus intense et plus douloureuse » à toute agression contre les intérêts iraniens. De son côté, le chef du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), Brad Cooper, a adopté un ton similaire en menaçant d’imposer un prix économique supérieur si l’Iran continuait de cibler leurs navires.
Vers une militarisation accrue des zones maritimes
L’un des signaux les plus concrets de ce durcissement est l’annonce, par le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Mohsen Rezaï, de la création prochaine d’une nouvelle zone interdite. Cette zone, qui débutera sur la ligne du blocus imposé par la marine américaine, comprendra des secteurs du Golfe. Tout navire pénétrant dans cet espace sera systématiquement inscrit sur une liste de sanctions.
Parallèlement à cette pression militaire, Washington multiplie les leviers économiques et diplomatiques. Le gouvernement américain a notamment placé sur sa liste noire la banque turque Golden Global Bank, pour des soupçons de transfert de fonds aux autorités iraniennes. Sur le front de l’information, le président Donald Trump tente de minimiser l’ampleur du conflit à l’approche des élections de mi-mandat en novembre, qualifiant la situation de « gnognotte » et affirmant que les États-Unis ne mènent que des frappes ponctuelles.
Un trafic maritime plongé dans le flou
L’impact sur le commerce mondial est déjà palpable. L’Agence France-Presse, s’appuyant sur la plateforme Kpler, rapporte que le nombre de transits quotidiens moyens a chuté de 95 en février à seulement 10 après le verrouillage du détroit par Téhéran le 1er mars. De plus, depuis le 8 juillet, deux tiers des transits sont devenus « fantômes » ou inconnus, un contraste frappant avec les moins de 1 % avant la guerre.
Si le vice-président JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz dans le détroit d’Ormuz avait presque retrouvé ses niveaux d’avant-guerre, cette affirmation est contredite par les données de suivi des flux maritimes qui soulignent une opacité croissante due à la désactivation des transpondeurs ou au brouillage des signaux.
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