Une réunion sur les conséquences des conflits

Selon le compte rendu publié par l’Élysée le 18 septembre, les responsables du renseignement, de la défense et de l’énergie ont présenté aux forces politiques la situation en Ukraine et au Moyen-Orient. Emmanuel Macron a réaffirmé le soutien français à l’Ukraine et le maintien des sanctions contre la Russie. Il a également décrit un renforcement de la vigilance face aux menaces visant la France.

La présidence a mentionné la préparation d’un plan de protection des infrastructures critiques et des sites sensibles de l’industrie de défense contre les drones et les attaques informatiques. Elle a aussi fait état de questions et d’échanges avec les responsables politiques sur les ingérences étrangères. La réunion portait ainsi sur les risques de sécurité comme sur les conséquences économiques des conflits.

Approvisionnements et voies de transport

Sur l’énergie, le président a présenté plusieurs démarches destinées à sécuriser les volumes disponibles. Le gaz, le gazole et le carburant d’aviation figuraient parmi les approvisionnements jugés prioritaires. Le compte rendu évoquait notamment des échanges avec des pays fournisseurs et des projets de corridors énergétiques pour réduire la dépendance au détroit d’Ormuz.

La France entendait également accompagner les efforts diplomatiques permettant une réouverture pacifique de ce passage maritime. Emmanuel Macron a indiqué que cette perspective dépendait d’un accord et ne la présentait pas comme acquise. Les démarches d’approvisionnement et de transport étaient exposées comme des actions à poursuivre dans les semaines et les mois suivants.

Coordination entre partenaires et capacités de raffinage

Le président a annoncé la préparation d’une réunion du G7 sur l’énergie. Elle devait permettre une meilleure coordination des stocks, des exportations et des capacités de production entre partenaires. La possibilité d’une mobilisation de stocks stratégiques faisait partie des options à examiner.

Au niveau européen, Emmanuel Macron a indiqué vouloir saisir la Commission sur le stockage du gaz et sur les possibilités d’accroître les capacités de raffinage. Il a aussi évoqué des adaptations permettant de recourir davantage aux biocarburants lorsque cela était techniquement possible. Ces pistes étaient présentées comme des moyens de desserrer les contraintes d’approvisionnement.

Des travaux nationaux sur les aides et la logistique

Le Premier ministre devait coordonner les travaux gouvernementaux sur les importations, la production et les chaînes logistiques. Le compte rendu mentionnait aussi l’accélération de l’électrification pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Ces chantiers accompagnaient les démarches internationales sur les volumes disponibles et les voies de transport.

Enfin, les dispositifs d’aide existants, notamment pour la pêche et l’agriculture, devaient être évalués et adaptés si nécessaire. La présidence évoquait aussi l’examen des mécanismes d’accompagnement des ménages. Au 18 septembre, cette présentation associait donc protection des approvisionnements, coordination avec les partenaires et travaux gouvernementaux sur le soutien économique.