Une intervention chirurgicale complexe dans une zone délicate

L’intervention médicale qui s’est conclue par un succès a nécessité une durée exceptionnelle de treize heures au bloc opératoire. La complexité de la procédure était telle qu’elle visait à retirer une tumeur située dans une zone particulièrement délicate, précisément entre le cerveau, l’œil et une artère importante. Avant d’entrer en salle d’opération, Stéphane Boyer avait adressé un dernier message à ses concitoyens via les réseaux sociaux, expliquant la nature critique de la procédure. Il avait alors souligné que la chirurgie comportait des risques considérables, notamment celui de perdre la vue, de subir une hémorragie ou même de devenir paraplégique. Malgré ces dangers potentiels et la difficulté technique liée à la proximité de structures vitales, tout s’est bien passé selon les dires du maire.

Un diagnostic révélé en septembre et un retour attendu

Le diagnostic de la présence d’une tumeur avait été rendu public en septembre dernier, suite à des examens d’imagerie par résonance magnétique réalisés pour investiguer des maux de tête et des problèmes visuels persistants. À l’époque, le maire avait qualifié la masse tumorale de « grosse comme une balle de golf » et décrit le choc émotionnel que cela représentait pour lui et sa famille. Il avait alors annoncé qu’il réduisait ses activités publiques mais continuerait d’assumer ses fonctions jusqu’à l’intervention chirurgicale prévue. Aujourd’hui, après avoir passé cette épreuve, il s’apprête à entreprendre une convalescence de deux mois. Durant cette absence forcée, les affaires municipales seront assurées par Ray Khalil, vice-président du comité exécutif et maire suppléant de Laval.

Un engagement politique marqué par la résilience

Stéphane Boyer a tenu à remercier pour les encouragements reçus dans sa vidéo diffusée juste avant l’intervention chirurgicale juste avant sa chirurgie. Il a écrit : « Votre soutien est précieux et il a fait toute la différence. Je vous dis à très bientôt ! ». L’élu, malade depuis plus de dix ans d’une maladie inflammatoire touchant la colonne vertébrale, sans que ses problèmes de santé ne ralentissent sa participation à la vie communautaire. Réélu largement en novembre 2025 avec près de 59 % des voix, il a déjà exprimé son impatience de revenir au bureau pour parler de finances publiques et d’aqueducs, sujets qu’il aime particulièrement. Son message final était empreint d’humour et de gratitude, affirmant que s’il avait l’air d’un boxeur ayant perdu son match, c’était tout le contraire, car il se sent confiant de retrouver rapidement la pleine forme.