Patrick Bruel maintient sa tournée d’automne malgré une nouvelle plainte pour tentative de viols
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Patrick Bruel entamera en octobre une tournée de 35 dates. L’annonce intervient alors qu’une nouvelle plainte pour tentative de viols s’ajoute à la trentaine déjà déposées contre le chanteur, selon les informations rendues publiques ce jour. Le choix de maintenir la scène, dans ce contexte judiciaire, nourrit une contestation qui déborde le cercle des associations. Pour le public, la question posée n’est plus seulement celle d’un artiste, mais celle des critères qui décident aujourd’hui de la présence, ou non, d’un nom à l’affiche.
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Une tournée maintenue sous un ciel judiciaire chargé
Les chiffres, à eux seuls, dessinent la ligne de crête. D’un côté, 35 dates programmées dès octobre, une machine de tournée lancée, des salles réservées, des billets vendus. De l’autre, une trentaine de plaintes déjà déposées contre le chanteur, auxquelles s’ajoute désormais une plainte pour tentative de viols. Ces éléments, à ce stade, relèvent du champ judiciaire et non d’une condamnation ; la présomption d’innocence demeure. Mais l’accumulation, elle, est un fait — et c’est ce fait qui structure aujourd’hui la controverse.
Patrick Bruel a fait connaître son choix : la scène. Ni report, ni pause, ni geste symbolique de retrait le temps que la procédure suive son cours. La tournée se tiendra. C’est une décision, et il faut la nommer comme telle, car elle engage bien davantage qu’un artiste : elle engage les producteurs qui la portent, les salles qui l’accueillent et les diffuseurs qui la relaient.
Le rejet sort du cercle militant
La formule qui circule — « Vraiment, je ne veux plus y aller » — dit quelque chose de neuf. Elle n’est pas celle d’un tract, elle est celle d’un public. Ce qui, hier encore, relevait de la mobilisation associative se déplace vers un refus plus diffus, plus intime, plus embarrassant pour les organisateurs : celui de spectateurs qui, sans manifester, choisissent simplement de ne plus venir. Une désaffection silencieuse pèse toujours davantage qu’une pétition bruyante ; elle se lit dans les jauges, pas dans les communiqués.
Qu’on nous permette de nous étonner, dès lors, du silence relatif des enseignes qui accueilleront ces 35 soirées. Le droit de programmer n’a jamais interdit le devoir de s’expliquer. À l’heure où la moindre marque justifie le choix d’un ambassadeur, il est singulier que la culture, elle, se croie encore dispensée de rendre des comptes sur ses affiches.
Ce que le dossier ne dit pas encore
Honnêteté oblige : plusieurs zones restent, à ce stade, hors de portée. L’état d’avancement précis des procédures, la nature exacte des qualifications retenues par les parquets saisis, la position détaillée de la défense du chanteur au-delà du maintien de la tournée : autant d’éléments que le contexte disponible ce 20 août ne permet pas de trancher. Un média sérieux le dit ; il ne le comble pas par des suppositions.
Reste le fait brut : une trentaine de plaintes, une de plus pour tentative de viols, et 35 concerts qui s’ouvriront à l’automne. C’est peu dire que la rentrée culturelle se jouera aussi là.
Ce que le spectateur peut surveiller
Pour qui hésite, quelques repères concrets à suivre dans les semaines qui viennent :
- l’évolution des procédures judiciaires et les éventuelles décisions rendues avant octobre ;
- la position publique des salles et producteurs concernés par les 35 dates ;
- les conditions de remboursement proposées aux détenteurs de billets qui souhaiteraient renoncer.
Le reste — la morale, l’admiration, la fidélité à un répertoire — appartient à chacun. Mais le choix, lui, ne peut se faire qu’en connaissance des faits. Encore faut-il que ces faits soient dits.
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