Un troisième tour en 63 qui installe Casey en tête

Au troisième tour de l’Omega European Masters 2026, disputé au Golf Club de Crans-sur-Sierre à Crans-Montana, c’est sur les neuf premiers trous que Paul Casey a construit l’essentiel de son avance, en profitant au maximum de son départ (source : Golf.ch). Golf.ch détaille qu’après deux trous conclus en par, l’Anglais a aligné six birdies sur les sept suivants, pour atteindre rapidement le score de 15 sous le par et s’installer avec deux coups d’avance en haut du classement (source : Golf.ch). Ce début de partie, bouclé en 29 coups sur l’aller, a donné le ton de la journée.

La suite du parcours s’est révélée plus nuancée mais tout aussi efficace. Toujours selon Golf.ch, Casey a concédé un premier bogey au trou numéro 14, avant de reprendre ce coup dès le trou suivant grâce à un birdie au 15, puis d’ajouter un dernier birdie au 18 pour conclure en 63 coups, soit 7 sous le par, et s’établir à 16 sous le par au total (source : Golf.ch). Le Temps souligne que ce 63, enregistré dans le foehn valaisan, fait partie des meilleurs scores du jour et que le joueur a abordé le dernier tour avec trois coups d’avance sur un quatuor de poursuivants regroupés derrière lui (source : Le Temps).

Ce peloton de chasse est lui aussi précisément décrit par Golf.ch. Maximilian Steinlechner et Erik van Rooyen étaient positionnés à 13 sous le par, rejoints ensuite par les Espagnols Eugenio Chacarra et Nacho Elvira après des cartes respectives de 65 et 68 (source : Golf.ch). Un autre Espagnol, Angel Ayora, suivait seul à 12 sous le par, précédant un groupe à 11 sous le par où figuraient notamment Francesco Laporta, Todd Clements et Keita Nakajima (source : Golf.ch). Ce tableau chiffré montre que l’avance de trois coups de Casey reste confortable, mais que la densité des poursuivants interdit toute certitude avant le dernier tour.

Cette semaine en altitude s’inscrit également dans une histoire plus longue entre le joueur et le tournoi. Golf.ch rappelle que Paul Casey s’était déjà illustré dans cette épreuve en y prenant la troisième place il y a 21 ans, et qu’il totalise 15 titres sur le DP World Tour (source : Golf.ch). Golfplanete ajoute que sa première victoire sur ce circuit remonte à 2001 et que sa dernière consécration avant son passage vers le LIV Golf date de l’Omega Dubai Desert Classic 2021 (source : Golfplanete). Être en tête à Crans-Montana plus de cinq ans après ce dernier titre replace son nom au premier plan d’un circuit où il demeure une référence.

Un vétéran du LIV entre saison allégée et retour en lumière

Le parcours de Paul Casey à Crans-Montana intervient dans une saison 2026 que Golfplanete décrit comme moins linéaire sur le LIV Golf. Le site indique que l’Anglais, membre de ce circuit qualifié de dissident, n’a participé qu’à dix tournois sur cette série cette année, sa présence en compétition ayant été limitée par un problème au poignet dont il assure être désormais remis (source : Golfplanete). Malgré ce calendrier contraint, il a tout de même signé une sixième place au LIV Golf New York, performance mentionnée par Golfplanete qui témoigne de sa capacité à rester compétitif (source : Golfplanete).

Golfplanete rapporte aussi son propre regard sur son état physique et sa manière de gérer le temps qui passe. Le joueur, âgé de 49 ans, y confie qu’il ne sait pas exactement « à quel point tout va bien physiquement », tout en affirmant se sentir « vraiment bien » et « plutôt frais », en partie parce qu’il n’a « pas beaucoup joué au golf » et qu’il a manqué des tournois au cours de la saison (source : Golfplanete). Ce choix de réduire la fréquence des compétitions apparaît ainsi comme une stratégie assumée, permettant de préserver le corps tout en restant capable de produire, sur une semaine favorable, un golf de très haut niveau.

Le portrait que Le Temps brosse du joueur éclaire encore ce statut particulier. Le quotidien rappelle que Casey compte 15 victoires sur le circuit européen, qu’il a participé à des campagnes victorieuses en Ryder Cup en 2004 et 2006, et que son swing est tenu pour l’un des plus esthétiques du circuit (source : Le Temps). Son surnom, « Popeye », est attribué à la puissance de ses avant-bras, comme une signature physique dans un monde où les gestes sont scrutés au millimètre (source : Le Temps). Ce profil d’athlète expérimenté, passé vers le LIV Golf sans perdre sa capacité à s’imposer sur une étape européenne de premier plan, donne un relief particulier à sa présence en tête à Crans-Montana.

Au terme de son troisième tour, l’émotion du joueur est également rapportée. Golf.ch note qu’il a décrit cette journée comme « merveilleuse » devant le public suisse et que le birdie du 18 a constitué, selon ses propres mots, le moment marquant du jour en raison de l’accueil reçu au bord du green (source : Golf.ch). Golfplanete insiste sur le fait qu’il affirme « adorer » ce lieu et qu’il se sent dans ce tournoi comme s’il évoluait « presque à la maison », ce qui ancre sa performance dans une relation assumée à son environnement (source : Golfplanete).

Une tête de classement liée à un geste de réparation

Au-delà du tableau des scores et de la trajectoire sportive, la semaine de Paul Casey à Crans-Montana se distingue par l’engagement financier qu’il a rendu public. Golf.ch indique que l’Anglais, qui explique « vivre désormais en Suisse », a annoncé qu’il verserait l’intégralité de ses gains de l’Omega European Masters à la Fondation BeLoved, une structure dédiée à l’aide aux personnes touchées par l’incendie survenu le jour de l’An à Crans-Montana (source : Golf.ch). Golfplanete confirme que son prize money, qu’il s’agisse d’une victoire ou non, est promis « aux victimes de l’incendie du Constellation », et souligne qu’il estime avoir « énormément de raisons » de se battre lors du dernier tour (source : Golfplanete).

Le drame auquel il se réfère est décrit avec précision par Golfplanete. Il s’agit de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, survenu pendant la nuit de Nouvel An, qui a causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres, parmi lesquelles un jeune espoir du golf italien (source : Golfplanete). Ce bilan humain, 41 morts et 115 blessés, rappelle que la ville où se déroule le tournoi est également le lieu d’une tragédie récente dont les conséquences dépassent largement le cadre sportif. Le geste annoncé par Casey lie ainsi le résultat comptable de son tournoi à un effort de réparation à destination de cette communauté de victimes.

Dans le récit proposé par Golfplanete, l’attachement du joueur à la Suisse est au cœur de ce choix. Le site mentionne qu’il se dit « domicilié dans le canton de Zoug, à côté de Zurich » et qu’il insiste sur le fait que ce tournoi « représente énormément » pour lui parce qu’il a « vraiment l’impression de jouer à domicile » cette semaine (source : Golfplanete). Golf.ch relaie d’ailleurs ses propos sur le « formidable public suisse » et sur le plaisir qu’il prend à évoluer à Crans-sur-Sierre, confirmant que la dimension locale est assumée (source : Golf.ch). Le fait que les gains annoncés soient destinés à une fondation et à des victimes présentes dans ce même pays renforce la cohérence de ce discours.

À la veille du dernier tour, l’enjeu se lit donc en deux lignes parallèles, que les sources rendent claires. Sur le plan sportif, le leader installé à 16 sous le par avec trois coups d’avance doit tenir tête à un groupe compact rassemblé à 13 sous le par, emmené notamment par Steinlechner, van Rooyen, Chacarra et Elvira (sources : Le Temps, Golf.ch). Sur le plan humain, chaque coup qui sera joué dimanche à Crans-Montana influera sur le montant final que la Fondation BeLoved recevra pour les victimes du Constellation, conformément à l’engagement pris publiquement par Paul Casey (sources : Golf.ch, Golfplanete). Qu’on nous permette de nous étonner, en des temps où les circuits et les contrats occupent souvent l’avant-scène du débat, qu’un vétéran du LIV choisisse, à Crans-Montana, d’arrimer sa quête de victoire à un geste de solidarité envers une communauté frappée dans la nuit du Nouvel An.