Ramon Vega : une candidature réformatrice contre Infantino
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Après des tentatives avortées en 2015, 2019 et 2022, Ramon Vega s’est déclaré candidat au poste de dirigeant de la FIFA pour l’élection prévue à Rabat en mars 2027. Ce Suisse de 55 ans, ancien joueur devenu expert financier, se présente avec un programme de réforme.
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Ramon Vega s’est officiellement déclaré candidat à la présidence de la Fédération internationale de football association (FIFA) pour l’élection qui se tiendra le 18 mars 2027 à Rabat. Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu où le mandat du président sortant, Gianni Infantino, fait l’objet de critiques croissantes au sein des instances dirigeantes mondiales. Le Suisse de 55 ans, qui s’est déjà présenté en 2015, en 2019 et en 2022 sans parvenir à réunir les conditions requises, juge désormais la situation bien évolué par rapport à ses tentatives précédentes. Son manifeste de campagne, publié mercredi, met l’accent sur la nécessité de restaurer la confiance, d’amener la stabilité et de moderniser la gouvernance de l’organisation.
Un profil atypique au carrefour du sport et de la finance caractérise cette candidature. La carrière de Ramon Vega se distingue par un parcours hybride qui allie expérience de joueur professionnel et reconversion dans le secteur financier. Ancien défenseur ayant évolué notamment chez le Grasshopper, Tottenham, Celtic Glasgow, Watford et Créteil, il a ensuite développé une carrière dans les domaines bancaires et d’assurance. Fort de cette double compétence, il prône une approche pragmatique pour relever les défis actuels du football mondial. Dans son programme détaillé sur 11 pages, l’ancien international suisse propose notamment une gouvernance plus collégiale et moins centralisée, ainsi qu’une transparence accrue dans la gestion des droits commerciaux. Il critique fermement le modèle actuel, affirmant que « le football n’appartient ni aux présidents, ni aux confédérations, ni aux dirigeants ». Cette posture s’inscrit dans une volonté de réunifier la famille du football et de moderniser l’institution pour le XXIe siècle.
Le contexte politique tendu autour de Gianni Infantino constitue
Le contexte politique tendu autour de Gianni Infantino constitue le terreau nécessaire à cette élection présidentielle de la FIFA. Pour l’instant, Gianni Infantino reste le grand favori, bien que son score actuel soit inférieur à la majorité simple requise. Selon un décompte de l’Associated Press (AP), il dispose actuellement de 87 voix sur les 211 membres potentiels, loin des 106 nécessaires pour s’imposer sans élection au second tour. Son adversaire principal doit impérativement obtenir le parrainage d’au moins cinq fédérations parmi les 211 membres avant le dépôt final des candidatures, fixé au 18 novembre 2026. Infantino fait face à un front uni de plusieurs confédérations, dont l’UEFA, la CONCACAF et l’AFC, qui ont exprimé leur mécontentement suite à l’échec du projet FIFA Forward Enterprise.
La controverse des droits commerciaux en toile de fond illustre la gravité de la situation. La candidature de Vega s’inscrit dans un contexte marqué par plusieurs scandales et projets avortés. Le plus récent est sans doute celui de la création d’une société commerciale destinée à céder 20 % des droits commerciaux et de billetterie de la FIFA à des investisseurs privés. Cette opération, baptisée FIFA Forward Enterprise, aurait pu permettre de lever jusqu’à 10 milliards de dollars selon les analystes, avant d’être abandonnée suite aux critiques portées par divers acteurs du football. La Fédération norvégienne de football a d’ailleurs déposé trois plaintes formelles contre Infantino, avançant un conflit d’intérêts et un abus de position comme motifs principaux. Ces accusations s’ajoutent à la fragilisation des alliances traditionnelles, laissant ouverte la possibilité que d’autres candidats potentiels se déclarent pour contester le statu quo.
La course à la présidence reste donc ouverte, avec une date butoir importante qui approche : le 18 novembre prochain. Les fédérations membres auront alors moins de trois mois pour voter lors du congrès de mars. Si Ramon Vega parvient à réunir les cinq parrainages nécessaires, il deviendra officiellement le premier adversaire déclaré d’Infantino depuis plus d’une décennie. L’enjeu dépasse largement la simple succession au sommet : c’est toute la crédibilité et la direction du football mondial qui sont en jeu. Les 55 fédérations de l’UEFA se réunissent actuellement à Berlin pour affiner leur stratégie face au président sortant, tandis que les poids lourds européens comme l’Angleterre, la France, l’Allemagne ou encore l’Italie ont déjà retiré leur soutien à Infantino depuis l’été dernier. La situation semble avoir évolué favorablement pour le candidat suisse, qui espère que les fédérations sont désormais plus ouvertes au changement qu’auparavant.
Sources et traçabilité · 6 sources
Les sources citées ci-dessous documentent le sujet ; leur nombre ne prouve pas qu’elles confirment toutes la même information.
- Qui est Ramon Vega, candidat à la présidence de la FIFA, et représente-t-il une piste crédible ?RTBF · 8 octobre 2026
- FIFA : Ramon Vega vise la présidence face à Gianni Infantinorts.ch
- Présidence de la Fifa : qui est Ramon Vega, premier adversaire déclaré ...radiofrance.fr
- L'ancien footballeur Ramon Vega souhaite être candidat à la présidence ...sport.le360.ma
- Ramon Vega se lance pour défier Infantino à la présidence de la FIFAlentedesportiva.com
- Football : un ancien joueur de Créteil souhaite être candidat à la ...cnews.fr
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