Territoire : États-Unis
Rubio affirme la perte de contrôle iranien sur Ormuz
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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré mercredi lors d’une visite à Athènes que l’Iran avait perdu le contrôle intégral du détroit d’Ormuz. Cette affirmation intervient alors que Donald Trump réaffirme la capacité des États-Unis à maintenir un blocus naval qualifié de mur d’acier. La confrontation entre Washington et Téhéran a évolué vers une lutte durable pour la régulation de ce passage maritime stratégique, marquant une rupture avec le protocole d’accord du 17 juin désormais caduc.
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Une divergence fondamentale sur la réalité du champ de bataille
Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, s’est exprimé mercredi lors d’une conférence de presse jointe à Athènes avec son homologue grec, George Gerapetritis. Il a affirmé catégoriquement que « l’Iran a perdu le contrôle intégral » du détroit d’Ormuz. Pour étayer cette thèse, Rubio a souligné la fluidité apparente des échanges pétroliers : « Il y a presque autant de pétrole qui circule maintenant qu’il y en avait avant le début de ce conflit. Ils ont donc perdu le contrôle intégral du détroit », a-t-il déclaré. Cette analyse repose sur l’observation que les attaques iraniennes, bien que fréquentes, ne parviennent pas à stopper totalement le trafic commercial, contrairement aux craintes initiales d’une fermeture totale de la voie maritime vitale pour l’économie mondiale. Téhéran considère toutefois cette circulation comme une preuve de sa résilience et non comme un abandon de ses positions stratégiques.
L’affirmation présidentielle et la stratégie du blocus naval
Donald Trump a renforcé cette posture en affirmant que les États-Unis conservent un contrôle total sur le passage. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a écrit : « Les États-Unis ont un contrôle total sur le détroit d’Ormuz. JE PENSE QUE NOUS ALLONS LE GARDER ! ». Le président américain a également déclaré à des journalistes mardi soir : « Nous avons actuellement un contrôle total sur le détroit d’Ormuz. Eux n’ont pas le contrôle. Nous avons un contrôle total. Il nous appartient. » Cette rhétorique s’inscrit dans une stratégie visant à infliger des coûts militaires et économiques suffisants pour contraindre Téhéran à revenir à la table des négociations selon les conditions américaines. Washington cherche ainsi à rétablir sa capacité de dissuasion en convainquant l’Iran que la poursuite des attaques contre la navigation commerciale entraînera des représailles disproportionnées, notamment via le blocus des expéditions maritimes iraniennes.
L’escalade régionale et les risques de conflit ouvert
La situation s’est aggravée depuis la frappe du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre le navire battant pavillon chypriote GFS Galaxy survenue la nuit du 11 juillet. Ces bombardements, les plus lourds depuis le cessez-le-feu de juin, ont ciblé près de 140 objectifs militaires iraniens touchés, incluant des infrastructures liées aux missiles et drones ainsi que des installations navales et des dépôts de munitions. Téhéran a répondu en tirant des missiles vers des bases US locales, Israël et des emplacements dans les pays du Golfe partenaires de Washington. Un nouveau front naval s’ouvre avec l’affrontement entre Riyad et les Houthis, tandis que le protocole d’accord (MoU) du 17 juin est désormais caduc. Les experts estiment que de nouveaux coups de feu US et des contre-attaques iraniennes sont attendues dans les trois jours à venir, transformant une stratégie de pression maîtrisée en guerre régionale ouverte si un accord ne définit pas clairement qui assure la sécurité du trafic.
La divergence des perceptions stratégiques et les enjeux économiques
Alors que Washington parle de contrôle total et de blocus naval qualifié de « mur d’acier », Téhéran soutient qu’il contrôle de fait une grande partie de cette voie maritime. Le gouvernement iranien souhaite mettre en place un droit de passage suite aux hostilités déclenchées par Donald Trump le 28 février. Cette divergence fondamentale illustre que le conflit porte autant sur la légitimité de réguler ce passage stratégique que sur les affrontements militaires directs. Les États-Unis cherchent à isoler économiquement l’Iran, tandis que Téhéran utilise la menace de perturber la navigation pour accroître la pression économique sans fermer totalement le détroit. Si les opérations maritimes, aériennes et énergétiques dans l’ensemble du Golfe restent exposées à des perturbations soudaines, le risque principal réside davantage dans une erreur de calcul qu’en une volonté politique consciente qui transformerait cette confrontation en guerre régionale sans limites.
Sources et traçabilité · 3 sources
Les sources citées ci-dessous documentent le sujet ; leur nombre ne prouve pas qu’elles confirment toutes la même information.
- Les États-Unis assurent que l'Iran a «perdu le contrôle intégral» du ...lessentiel.lu
- États-Unis-Iran : la lutte pour le détroit d'Ormuz entre dans une phase ...crisis24.com
- Selon Donald Trump, les États-Unis gardent le contrôle du détroit d ...fr.euronews.com
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