Dans un communiqué publié ce mardi, le groupe basé à Herzogenaurach a justifié cette vaste restructuration par des impératifs économiques stricts. L’entreprise, qui compte quelque 110.000 personnes dans le monde, vise à réaliser 300 millions d’euros d’économies annuelles dès 2030. Pour y parvenir, elle accepte un coût unique de 480 millions d’euros aujourd’hui. Cette stratégie de diversification inclut désormais des secteurs comme la robotique humanoïde et la défense, illustrant par exemple l’assemblage de drones pour l’armée française annoncé en octobre.

Une concentration des pertes sur le Vieux Continent

La majorité du choc social se concentre sur le sol allemand. Selon Schaeffler, 2660 emplois doivent être supprimés dans ce pays, représentant environ 9 % de l’effectif total local. Les sites touchés sont Dortmund, Morbach, Berlin et Schwalbach. Parallèlement, la filiale belge subit également les effets de cette vague de fermetures. Le site de Herstal, implanté en province de Liège, verra ses activités arrêtées. L’entreprise précise qu’il compte approximativement 15 employés sur ce site spécifique, une donnée qui contraste avec l’ampleur globale des suppressions européennes.

Un impact structurel à long terme

Au-delà des chiffres immédiats, la restructuration porte atteinte à la stabilité de nombreux secteurs d’activité. La moitié des suppressions concernent directement la production, tandis que 30 % touchent la recherche et développement. Les fonctions administratives et autres représentent les 20 % restants. En cumulant ces nouvelles mesures avec les programmes précédents et les contrats de préretraite récemment signés, la baisse globale des effectifs atteindrait environ 18 % d’ici à 2028. Une douzaine de sites européens supplémentaires subiront les conséquences de cette restructuration massive, dont la mise en œuvre s’étalera principalement sur les années 2027 et 2028.

La diversification comme bouclier stratégique

La restructuration s’inscrit dans une volonté explicite de diversification des activités du groupe pour contrer les impératifs économiques stricts qui pèsent sur l’équipementier automobile. Cette mutation stratégique vise à sécuriser la rentabilité future en intégrant des secteurs émergents tels que la robotique humanoïde et la défense, illustrés par le projet d’assemblage de drones pour l’armée française. En acceptant un coût unique de 480 millions d’euros aujourd’hui, l’entreprise espère réaliser 300 millions d’euros d’économies annuelles dès 2030, transformant ainsi une crise structurelle en opportunité de redéploiement industriel sur le Vieux Continent.

Une contraction durable des effectifs européens

Au-delà du choc immédiat concentré sur le sol allemand et la Belgique, l’impact structurel s’étendra à une douzaine de sites supplémentaires au cours des années 2027 et 2028. La moitié des suppressions concernent directement la production, tandis que 30 % touchent la recherche et développement, les fonctions administratives représentant les 20 % restants.

En cumulant ces nouvelles mesures avec les programmes précédents et les contrats de préretraite récemment signés, la baisse globale des effectifs atteindrait environ 18 % d’ici à 2028, marquant une contraction durable de l’activité sur le continent malgré les créations anticipées dans les nouveaux secteurs de croissance.