Un collège électoral façonné par les territoires

Le Sénat représente les collectivités territoriales, rappelle Presse Agence en renvoyant à l’article 24 de la Constitution : ses membres sont donc choisis par des élus locaux plutôt que par l’ensemble des citoyens. Selon le communiqué du Sénat, 95 % de ces grands électeurs sont des maires, des adjoints ou des conseillers municipaux. Presse Agence ajoute que le collège compte environ 93 400 personnes, parmi lesquelles figurent aussi des députés, les sénateurs sortants des circonscriptions concernées et des conseillers régionaux ou départementaux.

Le scrutin de 2026 porte sur la « série 2 » : 178 sièges, soit un peu plus de la moitié des 348 que compte le Sénat. Il couvre 58 départements de métropole, la Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française, auxquels s’ajoutent, selon Presse Agence, six des douze sièges des Français de l’étranger. L’Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais restent à l’écart : LCP indique qu’ils éliront leurs sénateurs en 2029. Les territoires du pourtour méditerranéen, le Rhône, la Gironde et l’Alsace, eux, votent cette année.

Deux scrutins selon le département

Le mode de scrutin dépend du nombre de sénateurs à élire. Dans les 34 circonscriptions qui en élisent un ou deux, le scrutin est majoritaire à deux tours et met en jeu 59 sièges. Dès le premier tour, ouvert de huit heures trente à onze heures, un candidat doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés, et ces voix doivent représenter au moins 25 % des inscrits. À défaut, un second tour a lieu de quinze heures trente à dix-sept heures trente, et celui qui obtient le plus de voix l’emporte.

Dans les 30 circonscriptions plus peuplées, qui élisent trois sénateurs ou davantage, la proportionnelle prévaut et distribue 119 sièges. L’électeur y choisit une liste entre huit heures trente et dix-sept heures trente, puis chaque liste obtient un nombre d’élus qui dépend de son score. Dans cette série, la proportionnelle pèse donc environ deux fois plus que le majoritaire : 119 sièges contre 59, soit 67 % contre 33 % selon le Sénat.

La soirée électorale du Sénat

Parallèlement au vote, le Sénat tient le dimanche 27 septembre une soirée électorale de dix-sept heures à vingt-trois heures. Cette plage horaire ne correspond pas à celle du scrutin, qui s’achève au plus tard à dix-sept heures trente. Les médias accrédités peuvent y accéder, à partir de dix-sept heures, dans la salle des conférences du Palais du Luxembourg pour réaliser des duplex et des interviews de sénatrices et sénateurs présents.

Les résultats sont publiés en continu sur le site senatoriales2026.senat.fr ; ils sont aussi affichés dans cette salle. Dès le lendemain du scrutin, les listes d’élus par circonscription y seront consultables sous plusieurs formats, ce qui permettra de calculer des statistiques sur la composition du Sénat renouvelé.

Le calendrier suivant est déjà fixé, selon Presse Agence : les nouveaux élus entreront en fonctions le jeudi 1er octobre 2026 et, le même jour à quinze heures, la séance inaugurale de la session ordinaire 2026-2027 élira le Président du Sénat. Les jours suivants serviront à constituer les groupes politiques et à répartir les postes clés du Bureau et des commissions permanentes.

Ce que le citoyen doit retenir

Pour le citoyen, le point essentiel est qu’il ne désigne pas directement ses sénateurs : ce sont des élus locaux qui votent, à l’échelle de chaque département. Selon LCP, les résultats des élections municipales pèsent sur ces scrutins, puisque l’immense majorité des grands électeurs sont des conseillers municipaux.

LCP y lit l’annonce d’une poussée du Rassemblement national : il n’a aujourd’hui que trois sénateurs, dans un hémicycle nettement acquis à la droite, et il lui faut dix élus pour former un groupe. Pour Presse Agence, l’issue du vote pèsera de façon significative sur l’équilibre politique de la chambre haute durant les années à venir.

Source : communiqué de presse du Sénat du 17 septembre 2026 (senat.fr).