Sophie Adenot : le rêve lunaire reste une ambition sans engagement
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L’astronaute française Sophie Adenot a pris la parole lundi 2 novembre au siège parisien de l’Agence spatiale européenne (ESA). Trois semaines après son retour sur Terre, elle évoque sa réadaptation et ses ambitions pour les missions futures. Elle précise cependant que le voyage vers la Lune reste un rêve qu’elle ne veut pas transformer en objectif immédiat.
Une reconquête de l’équilibre après huit mois d’orbite
Trois semaines s’écoulent depuis son atterrissage sur le sol terrestre, marquant la fin d’une mission spatiale de huit mois. Lors d’une conférence tenue le lundi 2 novembre au siège de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Paris, Sophie Adenot a décrit ce retour comme un processus de réadaptation exigeant. La transition brutale entre une vitesse orbitale de 28 000 km/h et l’immobilité dans la capsule, suivie de l’atterrissage en mer, perturbe profondément le système physiologique humain.
Le corps doit impérativement réapprendre à fonctionner sous l’effet de la gravité terrestre. Le système vestibulaire, responsable de l’équilibre interne, subit un choc violent lors de ce passage du vol orbital au repos. Des gestes quotidiens anodins, tels que saisir un verre d’eau ou coordonner une marche, deviennent des défis techniques. L’astronaute explique que la simple prise d’un objet semble alors peser une tonne, nécessitant une concentration accrue pour éviter de laisser les objets flotter indéfiniment dans l’environnement.
L’intensité physique des sorties extravéhiculaires
Lors d’une interview diffusée sur le 20 Heures de France 2, la Française revient sur la réalité physique de ses interventions en dehors du vaisseau. Elle qualifie ces sorties extravéhiculaires d’efforts concentrés dans le haut du corps, dont l’intensité dépasse celle d’un à deux marathons courus sur Terre.
La dépense énergétique est telle que les conséquences musculaires apparaissent dès le lendemain de la sortie. Sophie Adenot rapporte avoir souffert de courbatures sévères dans ses bras et précise qu’après une telle épreuve, même l’utilisation de couverts pour manger devient un exercice difficile comparé à des tâches techniques complexes comme le dévissage d’un connecteur électrique.
Cette fatigue intense impose une vigilance absolue. Chaque action doit être exécutée avec une précision chirurgicale, car la perte d’un outil ou d’un boulon aurait des conséquences dramatiques pour la sécurité de la station et de l’équipage. La concentration requise est telle que l’astronaute ne pense qu’à l’instant présent, conscient que chaque geste peut avoir un impact direct sur sa survie.
Le rêve lunaire sans engagement immédiat
Interrogée sur ses projets à long terme lors de la conférence de presse du 2 novembre, Sophie Adenot exprime clairement son désir de continuer dans ce métier pour contribuer à l’exploration spatiale. Elle évoque avec émotion le programme Artémis des États-Unis, qui vise à établir une base permanente sur le sol lunaire et à préparer les futures missions vers Mars.
Le retour américain sur la Lune est prévu pour la quatrième mission du programme, en 2028. L’Italien Luca Parmitano a été sélectionné l’été dernier pour devenir le premier Européen à participer à cette aventure, testant deux alunisseurs à proximité de la Terre en 2027.
Lorsqu’on lui demande si une mission vers la Lune entre dans ses objectifs personnels, elle répond avec nuance. Elle déclare : « Oui ça me fait rêver d’aller marcher sur la Lune. Mais non, j’en ferai pas un objectif quitte à faire n’importe quoi ». Elle insiste sur le fait qu’elle souhaite rester authentique et que cette responsabilité serait complètement hors de son contrôle personnel.
Si une telle opportunité lui était offerte, elle promet de l’honorer avec joie et émotion. Cependant, elle refuse de transformer ce rêve en impératif opérationnel immédiat, préférant laisser la porte ouverte à l’avenir sans s’engager sur des dates ou des conditions non encore définies par les agences spatiales concernées.
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Sources et traçabilité · 6 sources
Les sources citées ci-dessous documentent le sujet ; leur nombre ne prouve pas qu’elles confirment toutes la même information.
- Espace : l'astronaute Sophie Adenot veut aller "plus loin dans l'exploration spatiale"France 24 · 2 novembre 2026
- "La première fois que j'ai vraiment vu la Terre sous mes pieds, sous le scaphandre, c'était surtout une joie", confie l'astronaute Sophie AdenotFranceinfo · 2 novembre 2026
- boursorama.comboursorama.com
- orange.fractu.orange.fr
- laprovence.comlaprovence.com
- europe1.freurope1.fr
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