Territoire : Territoire non précisé par la source
Thélyson Orélien accusé d’IA : une libraire défend son livre
Tweet cet article
L’accusation est tombée sur le réseau social X, lundi 21 septembre : le Canado-haïtien Thélyson Orélien aurait composé son premier roman, « C’était ça ou mourir », avec le concours d’une intelligence artificielle. Le signalement suit de peu l’obtention du prix Fnac 2026 par l’auteur. À la librairie Valentin, dans le 15e arrondissement de Paris, Sabiha Daoud a reçu Franceinfo et refuse de se laisser impressionner : elle maintient ses recommandations et attend même une nouvelle livraison.
Dans la même rubrique
Une mise en cause diffusée sur X après le prix Fnac 2026
C’est un compte du réseau social X qui a lancé l’affaire, lundi 21 septembre, en prêtant à Thélyson Orélien une rédaction assistée par une intelligence artificielle pour « C’était ça ou mourir ». L’écrivain canado-haïtien venait de décrocher le prix Fnac 2026, récompense qui a placé son premier roman sous les projecteurs. Le collectif à l’origine des accusations a fait savoir qu’il se disait « inquiet de voir la bouillie IA envahir nos écrans et maintenant nos livres ». Depuis, les prises de position se succèdent, sans qu’aucun élément public ne vienne démontrer l’usage d’un tel outil dans l’écriture du livre.
À la librairie Valentin, une défense assumée
Dans le 15e arrondissement de Paris, Sabiha Daoud ne cède rien. La libraire a lu le roman et le compte parmi ses préférés. « Moi, j’ai lu ce livre avec beaucoup d’émotions. Le personnage m’a beaucoup marqué. J’ai beaucoup aimé ce livre. Je ne vois pas d’IA derrière », affirme-t-elle auprès de Franceinfo. Elle qualifie l’attaque de malveillante et de méchante, et doute d’un revirement de la profession : « Je ne pense pas que les libraires vont retourner leur veste. Je pense que c’est vraiment le microcosme de l’édition où tout le monde essaie de savoir qui va avoir le Goncourt, qui va avoir le Fémina », analyse-t-elle. Dans « C’était ça ou mourir », Thélyson Orélien se glisse dans la peau d’un migrant engagé dans un fantastique périple sans retour.
Une cliente revenue, un dernier exemplaire vendu
La conviction de la libraire ne dissipe pas toutes les hésitations. « Pour l’instant, je n’ai pas envie honnêtement. Pour moi, si c’est IA, il y a quelque part un manque d’authenticité », confie l’une des clientes rencontrées par Franceinfo. Sabiha Daoud raconte aussi une scène qui dit beaucoup de la circulation des accusations : une acheteuse, repartie avec l’ouvrage, est revenue une heure plus tard, après avoir entendu aux informations qu’il aurait été écrit par une intelligence artificielle. La réponse de la libraire : « Arrête d’écouter ces rumeurs. » Elle ajoute que l’auteur a « sorti toute son histoire avec son cœur et ses tripes ». Sur le présentoir, le dernier exemplaire est parti mercredi matin, et une livraison est attendue.
Ce que les éléments disponibles ne tranchent pas
Rien, dans les informations réunies, ne permet de dire si une intelligence artificielle a joué un rôle dans la rédaction du roman. L’accusation vient d’un compte sur X, et le collectif qui la relaie exprime une inquiétude générale sur la place de ces outils dans l’édition, sans qu’un examen du texte soit mentionné. Aucune prise de position de l’éditeur, de l’auteur ou du prix Fnac n’est citée dans le dossier. Le débat, lui, déborde déjà le seul cas de Thélyson Orélien : la question de l’IA dans les livres audio et les réactions d’écrivains à ce sujet comptent parmi les sujets culturels du jour. À la librairie Valentin, la recommandation tient bon, et le réapprovisionnement attendu fera office de réponse.
Sources et traçabilité · 1 source
Information recoupée auprès de 4 rédactions distinctes.
- REPORTAGE. "Arrête d'écouter ces rumeurs" : cette libraire ne croit pas à la polémique du livre de Thélyson Orélien écrit par IAFranceinfo · 23 septembre 2026
Envie de suivre K-Pulse ? Inscrivez-vous au lancement de la newsletter.



