Trois cents personnes honorent les victimes d’Aarau
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Vendredi soir, quelque 300 personnes ont traversé Aarau en marche silencieuse pour honorer les victimes de la fusillade qui a endeuillé l’hippodrome du Schachen. Autorisée par la municipalité, cette commémoration avait été organisée par ceux-là mêmes qui dirigeaient la rave party interrompue par le drame. Au-delà du recueillement rituel, le rassemblement entendait créer un espace de solidarité et rejeter publiquement toutes les formes de violence.
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Une marche portée par les organisateurs de l’événement
La marche blanche du vendredi soir s’inscrivait dans une temporalité délicate. L’événement initial — la fusillade — s’était produit dans la nuit du samedi au dimanche précédent à l’hippodrome du Schachen. Entre le drame et le rassemblement commémoratif, les responsables de la rave party avaient choisi de transformer leur lieu en espace de deuil collectif plutôt que de l’abandonner au seul souvenir du trauma. Selon la source RTS, ce choix reflétait une volonté affirmée d’offrir un espace de recueillement, de compassion et de solidarité aux participants.
Les organisateurs ont également saisi ce moment pour émettre un message plus large : dénoncer toutes les formes de haine et de violence. Il ne s’agissait donc pas d’une simple cérémonie funéraire, mais d’une tentative de transformer la douleur en appel moral adressé à la communauté.
Le déroulé et le recueillement sur place
Le cortège s’est acheminé jusqu’à l’entrée de l’hippodrome d’Aarau, situé au cœur du site du Schachen. Ils ont posé des bougies et des fleurs devant un mémorial provisoire, puis se sont recueillis en silence durant quelques minutes. Ce geste de sobriété, mené par environ 300 personnes, a marqué un moment de pause collective face au deuil.
La présence de Dieter Egli, conseiller d’État argovien et chef de la police cantonale, parmi les participants signifiait que l’institution policière elle-même s’associait à cet acte de recueillement. Cette participation officielle illustrait comment l’autorité entendait accompagner, plutôt que de diriger, la gestion publique du chagrin.
L’ampleur du drame et ses échos
Le bilan de la fusillade du Schachen restait lourd. Un Suisse de 43 ans domicilié à Montsevelier, dans le canton du Jura, avait tiré plus de 40 coups sans raison apparente. Une jeune Italienne de 22 ans avait perdu la vie. Cinq autres personnes avaient été blessées, mais leurs jours n’étaient pas en danger selon les informations disponibles.
La tragédie avait également traversé les frontières. Selon watson.ch, plus de 500 personnes avaient assisté aux funérailles de la victime à Città Sant’Angelo, en Italie. Le cercueil, recouvert de pétales de roses blanches, avait été accueilli solennellement par la communauté locale. Les amis de la jeune femme portaient des t-shirts blancs ornés de sa photographie, transformant le deuil funéraire en démonstration d’unité et de mémoire.
L’après et les questions ouvertes
Le tireur s’était rendu à la police jurassienne à Delémont et se trouvait en détention préventive en Argovie. Des informations évoquaient des troubles psychiques, mais l’enquête restait en cours. La marche blanche d’Aarau représentait donc aussi un moment d’attente : celui où la communauté se rassemble et s’unit avant que les questions plus structurelles — accès aux armes, santé mentale, prévention — ne structurent le débat public à venir.
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