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Tunisie : Chaâbani garde quatorze Mondialistes pour sa première liste
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Deux mois après une Coupe du monde 2026 conclue par trois défaites et un passif de douze buts encaissés pour deux marqués, la Tunisie remet ses Aigles de Carthage entre les mains de Mouine Chaâbani. Le nouveau sélectionneur a dévoilé sa première liste pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027, avec l’Ouganda le 24 septembre à Radès puis le Botswana le 28. Quatorze Mondialistes conservés, des revenants en nombre et trois primo-convocations : la méthode se veut prudente, et c’est précisément ce qui alimente le débat.
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Quatorze Mondialistes gardés, des revenants par poignées
La première liste de Mouine Chaâbani ne rompt pas avec l’héritage. Quatorze joueurs présents au Mondial 2026 y figurent encore, ce qui dessine une ossature largement maintenue. Le sélectionneur a toutefois rouvert la porte à plusieurs éléments que le cycle précédent avait écartés. Ferjani Sassi, sorti progressivement du paysage avant la Coupe du monde, effectue son retour. Ali Maâloul, vétéran du groupe, revient également, tout comme Aïssa Laïdouni, dont l’absence au Mondial avait nourri bien des interrogations en Tunisie. Mohamed Ali Ben Romdhane, Hamza Rafia, Sayfallah Ltaief et Amine Cherni, réclamé depuis plusieurs mois par une partie du public, retrouvent eux aussi la sélection.
À ces retours s’ajoutent trois premières convocations : Samy Chouchane, Sadok Kedida et Mohamed Nasraoui. Le renouvellement passe aussi par des départs subis : Elyes Skhiri a mis un terme à sa carrière internationale, et Rani Khedira a lui aussi tiré un trait sur les Aigles de Carthage. Hannibal Mejbri, présenté comme l’un des joueurs autour desquels la reconstruction pourrait s’articuler, manque ce rassemblement sur blessure.
L’absence d’Ali Abdi, signal le plus commenté
Un nom retient davantage l’attention par son absence que les revenants par leur présence : Ali Abdi. Le latéral de l’OGC Nice s’était retrouvé au cœur d’une vive controverse avant le Mondial, expliquant alors vouloir disputer avec son club les barrages auxquels celui-ci était engagé, plutôt que de rejoindre la sélection. Il avait par la suite exprimé des regrets et affirmé que son attachement aux Aigles de Carthage n’avait jamais été en question. Chaâbani a choisi de ne pas le convoquer, sans explication publique établissant un lien entre les deux épisodes. Présenter cette absence comme une sanction disciplinaire serait donc prématuré. Le contraste n’en reste pas moins frappant : des joueurs écartés par les précédents sélectionneurs sont rappelés, quand le Niçois, lui, patiente. Cette différence de traitement alimente les questions sur les critères qui guideront désormais la sélection.
D’autres manquent également à l’appel : Elias Saad, Saîf-Eddine Khaoui, Firas Chaouat ou encore Issam Jebali.
Un mandat de quatre ans pour panser un Mondial raté
Le contexte dans lequel Chaâbani prend les commandes n’a rien d’anodin. La Tunisie a quitté la Coupe du monde 2026 avec trois défaites, dont deux lourdes : 1-5 contre la Suède et 0-4 contre le Japon. Le bilan offensif et défensif — deux buts inscrits, douze encaissés — a exposé un retard que les deux dernières CAN avaient déjà laissé entrevoir. Le média brésilien Trivela avait désigné la sélection tunisienne comme la pire équipe parmi les éliminés du premier tour. Sabri Lamouchi a été limogé en plein Mondial, et Hervé Renard n’a pas pu redresser une équipe déjà à la dérive. Chaâbani, lui, arrive fort d’un parcours remarqué à la tête du club marocain RS Berkane. Il dispose d’un mandat de quatre ans et d’une mission officielle : restaurer la confiance et reconstruire la sélection. La Fédération tunisienne, elle-même très critiquée pour sa gestion, reste un paramètre lourd de l’équation.
Une méthode prudente, un premier test dès Radès
La liste dévoilée traduit une ligne claire : conserver une partie de l’ancien groupe, rappeler certains bannis, introduire progressivement du sang neuf. La presse nationale spécialisée la qualifie de plutôt consensuelle, l’expérience y gardant un poids important. Le risque est symétrique : confondre restauration de la confiance et retour en arrière, alors que plusieurs de ces revenants ont déjà traversé plusieurs cycles avec la sélection. Leur retour ne suffit pas, à lui seul, à garantir que les dysfonctionnements apparus au Mondial seront corrigés. Chaâbani devra aussi répondre aux critiques qui l’accusent de « ne se mouille pas », formule relayée dans le dossier, en homme du sérail optant pour l’orthodoxie de la nostalgie et faisant du neuf avec du vieux. Face à l’Ouganda, l’attente portera moins sur le score que sur la capacité des Aigles à démontrer, par leurs intentions, qu’un autre cycle a bel et bien débuté. Quatre jours plus tard, le Botswana offrira un second point de mesure. Ce qui reste inconnu tient en une question : cette prudence permettra-t-elle de rebâtir une équipe compétitive, ou prolongera-t-elle les équilibres dont la Tunisie vient justement d’éprouver les limites ?
Sources et traçabilité · 2 sources
Information recoupée auprès de 4 rédactions distinctes.
- Tunisie : le cancre du Mondial 2026 tente de tourner la page avec la ...afrik-foot.com
- Tunisie. Football : Chaâbani face au premier test, entre reconstruction ...lecourrierdelatlas.com
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