Zabou Breitman au Cap-Ferret : la comédienne raconte au « Monde » l’incendie qui a frôlé sa maison
Tweet cet article
C’est un entretien de sable et de cendres que publie « Le Monde » ce dimanche 16 août 2026. Dans le cinquième volet de la septième saison de sa série estivale « Un château de sable avec… », le journal accompagne Zabou Breitman sur la plage du Cap-Ferret, où l’actrice a fait bâtir une maison il y a trente-cinq ans. La rencontre revient sur l’incendie qui a embrasé la Gironde en juillet, épisode qu’elle a vécu depuis cette maison. En marge, une confidence donne son titre à l’entretien : « Être grande gueule, c’est une façon de cacher le reste. » Pourquoi s’y arrêter ? Parce que derrière la légèreté du format estival affleure un sujet qui concerne des milliers de résidents du littoral aquitain.
Dans la même rubrique
Un format estival qui a trouvé sa saison
Sept étés que « Le Monde » décline sa série « Un château de sable avec… ». Le principe est connu, il n’a pas changé : chaque dimanche de l’été, un artiste, une plage, une conversation qui prend le temps que la saison autorise. Pour cette septième livraison, Zabou Breitman est la cinquième invitée sur six. Le dispositif ne prétend pas à l’enquête ; il cherche une parole désarmée, celle qu’on ne donne ni en promotion ni en plateau. À ce petit théâtre du pas-de-côté, la comédienne apporte une matière plus grave que le sable sous les pieds.
Trente-cinq ans de Cap-Ferret, et un mois de juillet qui a tout rappelé
La maison qu’elle a fait construire sur la presqu’île date de 1991. Trente-cinq ans, cela veut dire une topographie apprise, des voisins connus, des pins qu’on a vus pousser — et une vulnérabilité qu’on finit par oublier. L’incendie de juillet 2026, qui a embrasé la Gironde selon les termes employés par « Le Monde », est venu la rappeler. L’entretien, tel que le journal le présente, s’attarde sur ce que l’on éprouve quand la fumée entre dans une maison qu’on habite depuis plus d’une génération.
Là réside l’intérêt journalistique du papier au-delà de la chronique légère : un témoignage de résidente, pas de figurante. La presqu’île du Cap-Ferret, ses lotissements enfouis sous les pins, ses accès étroits, concentre depuis des étés une inquiétude que les cartes de risque documentent et que les habitants vivent. Un récit vaut ici davantage qu’une statistique, à condition de ne pas y chercher ce qu’il ne prétend pas donner.
Ce que « Le Monde » livre — et ce qu’il ne livre pas
Qu’on nous permette une précision de méthode : la présentation du sujet ne détaille ni le bilan matériel de l’incendie, ni la localisation exacte des foyers, ni la chronologie des évacuations. Le format est celui d’une rencontre, non d’une reconstitution. Le lecteur qui cherche l’expertise pompière ou l’analyse climatique ne la trouvera pas dans cet épisode ; celui qui veut entendre comment une comédienne de soixante-six ans traverse un été de flammes trouvera, lui, matière à lecture.
Quant à la formule qui coiffe l’entretien — « Être grande gueule, c’est une façon de cacher le reste » —, elle vaut d’être notée sans être surinterprétée. Elle dit, chez une artiste dont la parole publique est connue, une conscience du masque. Rien de plus, rien de moins : le contexte fourni ne développe pas.
À surveiller
Il reste un épisode à cette septième saison. Pour les résidents et les vacanciers du littoral girondin, l’été 2026 ne se referme pas avec les entretiens de plage : la période à haut risque d’incendie court jusqu’aux premières pluies significatives. Les consignes préfectorales — accès aux massifs, brûlage, débroussaillement des abords — restent, elles, la seule lecture véritablement utile de la semaine.
Envie de suivre K-Pulse ? Inscrivez-vous au lancement de la newsletter.



