Le principal point d’achoppement demeure la contribution des grandes fortunes. Alors que les pistes évoquées par le gouvernement tablent sur environ un milliard d’euros, notamment via les sociétés de management et les multipropriétaires, Conner Rousseau réclame davantage. Il avance un objectif précis de 1,5 milliard d’euros pour rétablir un meilleur équilibre budgétaire. Pour lui, chaque euro prélevé sur les millionnaires doit être utilisé ailleurs : « Un euro qui est payé par les millionnaires, on ne doit pas chercher dans les soins de santé. »

Le président socialiste flamand trace également une limite claire

Le président socialiste flamand trace également une limite claire sur les économies sociales. Conner Rousseau s’oppose catégoriquement à l’élimination des allocations pour les personnes en longue maladie, une fois le délai de deux ans écoulé, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un burn-out. « De dire dans une loi que tu peux seulement avoir un burn-out pour deux ans, ça ne marche pas comme ça, je crois », déclare-t-il. Il défend plutôt une politique combinant investissements dans le secteur sanitaire et accompagnement vers le retour au travail.

Malgré ces divergences idéologiques avec le Premier ministre nationaliste

Malgré ces divergences idéologiques avec le Premier ministre nationaliste et conservateur Bart De Wever, Conner Rousseau affirme conserver du respect pour lui. Il rappelle que l’un est progressiste et socialiste, tandis que l’autre incarne un nationalisme conservateur. Face à la question de savoir si la chute du gouvernement constitue une option, sa réponse est sans ambiguïté : « Non, on doit éviter ça. On doit vraiment éviter ça. » Le futur du dialogue repose essentiellement sur la faculté de Bart De Wever d’avancer un montant précis pour les aisés, au même titre que celui alloué aux retraités.

Une autre remarque importante : selon Conner Rousseau, une hausse du taux de consommation passant de 21 à 22 %, bien qu’invalide par le MR, aurait pu offrir une alternative plus juste. « Comme socialiste, moi personnellement, je suis contre une hausse de TVA », précise-t-il, avant de reconnaître que cette mesure aurait permis de mieux protéger les travailleurs et d’indexer les salaires. La position de Vooruit s’affine ainsi : on ne refuse pas les pourparlers en bloc, ni la chute du gouvernement, mais on n’accorde aucun pouvoir discrétionnaire au chef du gouvernement.

La précision des chiffres comme condition sine qua non

La divergence majeure réside dans la flou des propositions avancées par le camp nationaliste comparée aux détails fournis pour les pensions et la santé. Conner Rousseau insiste sur le fait que chaque euro prélevé auprès des millionnaires doit impérativement être redirigé vers d’autres secteurs et non utilisé pour compenser des coupes ailleurs. L’équilibre budgétaire ne peut s’obtenir sans une contribution chiffrée équivalente de la part des grandes fortunes, condition préalable à toute poursuite des négociations.

Le refus de tout compromis sur les droits sociaux

Le président socialiste établit également une limite infranchissable concernant les indemnités des malades de longue durée, rejetant fermement l’idée de les limiter à deux ans. Il prône plutôt une politique combinant investissements dans le secteur sanitaire et accompagnement vers le retour au travail. Cette position s’inscrit dans une volonté de ne pas faire porter seuls les efforts d’assainissement sur les travailleurs et les retraités, tout en maintenant le respect pour son adversaire politique malgré leurs différences idéologiques profondes.