Un processus électoral mené dans un climat de coercition

La tenue du scrutin se déroule sous le signe d’une contrainte institutionnelle et politique sans équivoque. Les organes dirigeants russes ont organisé ce vote alors que ces territoires font l’objet d’un contrôle strict, anticipant une victoire écrasante pour le parti au pouvoir dirigé par Vladimir Poutine. L’établissement de neuf nouvelles circonscriptions vise à formaliser la représentation parlementaire dans des zones où les conditions démocratiques sont inexistantes et où l’exercice du droit de vote est soumis aux impératifs d’une annexion non reconnue internationalement.

Une violence parallèle au moment du scrutin

Alors que la population russe est invitée à s’exprimer, le pays fait face simultanément à une crise sécuritaire majeure. Dans la nuit qui a précédé l’achèvement des votes, soit entre samedi 19 et dimanche 20 septembre, Moscou et sa région métropolitaine ont été ciblés par des centaines de drones selon les déclarations officielles. Cet assaut aérien a provoqué le décès d’au moins deux personnes, forcé l’évacuation de nombreux habitants et causé des dégâts matériels importants à une raffinerie pétrolière stratégique.