La 35e édition de la Fête de la science est organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avec des événements répartis dans différents territoires. Son thème, « Saveurs savantes », invite à explorer les liens entre sciences, cuisine, goût et alimentation. Le pari est simple : puisque tout le monde mange, chacun peut y trouver une porte d’entrée vers la recherche.

Du laboratoire à la cuisine, des disciplines au menu

Plusieurs disciplines sont convoquées. La physique et la chimie éclairent la cuisson, les émulsions, la gélification ou les techniques de conservation. La biologie et la microbiologie abordent la digestion, la fermentation, les levures, le microbiote et la sécurité alimentaire. Les neurosciences interrogent le rôle du cerveau dans le goût, l’odorat, l’appétit et la satiété.

Quant aux sciences de l’environnement, humaines et sociales, elles replacent l’assiette dans son contexte : modes de production, impacts sur la planète, histoire et culture de la cuisine.

Les formats annoncés sont très variés : ateliers, expositions, spectacles, conférences, cafés-débats, démonstrations, jeux et dégustations. À Paris, la Nuit de la science donne le coup d’envoi au Musée des Arts et Métiers le vendredi 2 octobre, de 19 h à minuit. Le village des sciences se poursuit tout au long du week-end, les samedi 3 et dimanche 4 octobre de 10 h à 18 h, en entrée libre. L’Inserm y tient sa place avec animations, spectacles, débats et rencontres avec ses chercheurs, et son programme évoque notamment l’olfaction et le microbiote intestinal.

Thierry Marx, un parrain venu des fourneaux

Le chef multi-étoilé Thierry Marx parraine cette 35e édition. Présenté comme passionné d’innovation culinaire et engagé pour une alimentation durable, il doit y partager sa vision d’une cuisine pilotée par la science face aux défis écologiques de demain. Cofondateur en 2013, avec le physico-chimiste Raphaël Haumont, du Centre Français d’Innovation Culinaire, il incarne un parcours qui colle au thème de l’édition. Lors de la Nuit de la science, une carte blanche du CEA le réunit notamment avec la réalisatrice Geneviève Anhoury et l’astrophysicien David Elbaz autour de la « pastille Astronome-Gastronome ».

Des rendez-vous pour tous les âges

La manifestation ne s’adresse pas qu’aux adultes curieux. Certains rendez-vous visent expressément les élèves, de la maternelle au lycée : ateliers, expériences et rencontres avec des scientifiques. Les académies recensent des activités pour différents niveaux, et les enseignants peuvent chercher dans le programme national les rendez-vous destinés à leurs classes. Familles, étudiants et amateurs de sciences sont également attendus, avec des milliers d’événements gratuits à travers le pays.

Source : Inserm presse — https://www.inserm.fr/actualite/fete-de-la-science-2026/ ; VousNousIls ; ANR ; Espace des sciences

Correction du 13 octobre 2026 : la première version de cet article donnait à tort des jours de la semaine pour les dates de l’événement (« mardi 2 » et « dimanche 12 » octobre) ; le 2 octobre 2026 était un vendredi et le 12 octobre un lundi. Le numéro de l’édition est aussi désormais correctement écrit (35e).

Nous avons en outre retiré des passages que les sources ne soutiennent pas. Il s’agit notamment d’un programme de Sorbonne Université du 6 au 11 octobre, dont l’établissement a depuis précisé, selon la situation indiquée au 8 octobre, que l’accueil des classes sur ses campus parisiens intra-muros était annulé à partir du 6 octobre, tout comme son Village des sciences prévu les 9, 10 et 11 octobre.

Il s’agit aussi d’une exposition de physique ludique au « Musée national » que les sources ne rattachent pas à la manifestation, ainsi que de précisions sur les levures « en boulangerie » et sur une collaboration vieille de « plusieurs décennies ». Le programme du Musée des Arts et Métiers, tiré des sources, a été ajouté. Le titre a été reformulé : seul Thierry Marx est parrain, « Saveurs savantes » est le thème. L’illustration a été renouvelée.