Territoire : Territoire non précisé par la source
Fréchette confirme une approche américaine sur les tarifs
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Une campagne électorale québécoise percutée par un dossier venu d’ailleurs. Christine Fréchette a confirmé qu’une tentative d’approche américaine avait bien existé, au printemps, pour négocier avec Québec des secteurs rattachés à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. La cheffe de la Coalition avenir Québec affirme avoir décliné cette ouverture sans délai, jugeant qu’une province ne peut s’engager seule face à Washington. Des reportages des plateformes de Québecor évoquaient aussi une possible ingérence américaine dans le scrutin québécois, ce qu’Ottawa dit ne pas pouvoir corroborer à ce stade.
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Une ouverture commerciale reconnue, puis écartée
La confirmation est tombée en fin de journée, après une allocution prononcée à Québec devant le congrès de la Fédération québécoise des municipalités. Christine Fréchette a reconnu qu’« il y a eu une approche au printemps dernier » du côté américain, portant sur des secteurs rattachés à l’ACEUM. Elle n’a pas identifié l’organisation à l’origine de cette prise de contact. Sa réaction, elle, n’a pas bougé d’un pouce : « Quand mon équipe m’a avisé de ça, moi, j’ai fermé la porte tout de suite. » À ses yeux, un accord bilatéral entre Québec et Washington ne tient pas, car « on a besoin d’avoir une entente globale » et qu’il importe de « garder le front uni ».
Cette reconnaissance recoupe les informations diffusées par les médias de Québecor, selon lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait tenté de discuter d’une baisse de certains droits de douane — notamment sur l’aluminium — directement avec Québec, en court-circuitant Ottawa. Deux sources gouvernementales québécoises citées par ces médias auraient indiqué que l’ambassade américaine à Ottawa a pris contact avec le gouvernement Fréchette ces derniers mois, sans qu’aucune négociation concrète n’ait abouti.
Un calendrier d’abord flou, puis écrit noir sur blanc
La chronologie officielle a mis du temps à se fixer. Devant les journalistes, la cheffe caquiste a d’abord situé l’information « au cours des derniers jours », avant d’admettre qu’elle ne pouvait donner de date précise. Une déclaration écrite transmise en fin d’après-midi a tranché : elle a été mise au courant le samedi 19 septembre de l’existence de publications du groupe de réflexion Defense Analyses and Research Corporation (DARC). Son équipe a ensuite alerté le ministre de la Sécurité intérieure, le parti a joint le Service canadien du renseignement de sécurité le mardi suivant, et une rencontre avec le SCRS s’est tenue le mercredi.
Pourquoi avoir interpellé Mark Carney seulement après la parution d’un article ? « Ça devient un enjeu d’intérêt public », a-t-elle répondu, disant souhaiter « l’aide du fédéral pour éclairer cette situation-là ». Elle rappelle que Québec ne possède pas les « outils » requis pour ce genre de vérification. Elle a également tenu à nuancer : à ce jour, « aucune information ne nous a été confirmée indiquant que de l’ingérence aurait été observée dans le cadre de notre processus électoral ».
Ottawa sans preuve, des rivaux aux positions dispersées
Côté fédéral, la ministre des Affaires étrangères Anita Anand a indiqué ne disposer d’aucun élément prouvant une ingérence américaine dans la campagne québécoise. Elle a évoqué la possibilité de transmettre des informations à ses homologues, dont le secrétaire Marco Rubio, si de tels éléments apparaissaient. Le Mécanisme de réponse rapide du Canada n’a émis, pour l’heure, aucun avertissement concernant les écrits du DARC. L’ambassade des États-Unis à Ottawa est restée très brève, se bornant à affirmer que « l’avenir du Québec relève du Québec ».
Dans le camp adverse, les réactions ont divergé. Paul St-Pierre Plamondon a contesté le moment de la divulgation, parlant d’un « timing étrange » à deux jours du vote par anticipation, et assuré que sa formation n’avait jamais été contactée. Charles Milliard a demandé au chef péquiste de détailler la nature de rencontres qu’il dit avoir eues à l’étranger ; ce dernier a répliqué en l’accusant de propager de la désinformation et en niant toute rencontre politique aux États-Unis. Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire, a réclamé de la transparence et rappelé que le choix du gouvernement québécois n’appartient pas à Washington.
Ce que le dossier ne dit pas encore
L’essentiel repose sur des pièces que le public n’a pas vues et sur des sources anonymes. Le contenu exact des publications du DARC, la nature précise de l’approche commerciale du printemps et l’identité des interlocuteurs américains n’ont pas été rendus publics. Aucune preuve d’ingérence n’a été confirmée à ce jour, ni par Québec ni par Ottawa. Le prochain gouvernement devra de toute façon composer avec un conflit commercial qui touche directement l’aluminium québécois. Un sondage Noovo/Crave/Nanos paru à la mi-septembre plaçait Christine Fréchette en tête des personnalités jugées les mieux placées pour affronter Donald Trump, à 30,3 %, devant Paul St-Pierre Plamondon, à 17,8 %.
Sources et traçabilité · 5 sources
Information recoupée auprès de 5 rédactions distinctes.
- Fréchette confirme que les États-Unis ont cherché à s'entendre avec ...ici.radio-canada.ca
- Possible ingérence américaine dans l'élection Fréchette veut s ...lapresse.ca
- Christine Fréchette interpelle Mark Carney au sujet d'une possible ...ledevoir.com
- Fréchette «préoccupée» par une possible ingérence américaineledroit.com
- Guerre commerciale: Fréchette se plaint à Carney d'allégations d ...noovo.info
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