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Maurice Jaccard photographie la foule de Label Suisse à Lausanne
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Du 18 au 20 septembre, Lausanne a accueilli la 12e édition du festival Label Suisse. Le Lausannois Maurice Jaccard en a tiré un reportage photographique que relaie la RTS, où son œil de photographe de rue s’attarde autant sur les artistes que sur le public. Derrière les images, un rendez-vous qui a rassemblé 67 000 spectateurs autour de 66 concerts gratuits, répartis dans dix lieux de la ville.
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Trois jours, dix lieux, soixante-six concerts
Label Suisse occupe Lausanne à la mi-septembre, et l’édition 2026 n’a pas dérogé à la règle. Selon la RTS, la manifestation a réuni 67 000 spectateurs du 18 au 20 septembre, pour 66 concerts gratuits donnés dans dix lieux emblématiques de la cité lémanique. Trois créations inédites figuraient à l’affiche, signe que le festival ne se contente pas de programmer des tournées déjà rodées. La gratuité des concerts et la dispersion des scènes dans l’espace urbain constituent la colonne vertébrale du dispositif : le public circule, s’arrête, repart, et c’est précisément cette mobilité qui intéresse le photographe.
Un regard formé à Bruxelles, posé sur sa ville
Maurice Jaccard n’est pas un observateur de passage. Passionné d’images, il a fait ses classes à Bruxelles avant de revenir s’établir à Lausanne, où il travaille comme photographe et vidéaste. La photographie de rue, qu’il affectionne particulièrement, trouve dans un festival déployé en plein tissu urbain un terrain naturel. Interrogé par la RTS, il explique s’être « focalisé sur certains artistes, mais aussi sur le public », ajoutant que « quand les gens écoutent de la musique, durant un festival, il y a toujours de belles interactions ». Le reportage ne se réduit donc pas à une galerie de portraits de scène : il documente aussi les regards, les postures et les rencontres qui se nouent entre les concerts.
La poésie logée dans la foule
Ce que Jaccard traque, c’est moins le geste spectaculaire que l’instant ordinaire. Il raconte vouloir saisir les histoires qui se dessinent devant lui : un enfant qui découvre son premier concert, une personne âgée qui s’attarde là par hasard. « Peut-être qu’on entend de la musique derrière mes images », glisse-t-il à la RTS. La formule dit assez la méthode : ne pas illustrer la programmation, mais laisser affleurer ce qu’elle produit sur ceux qui l’écoutent. Une approche qui déplace le centre de gravité du festival, des scènes vers les interstices de la ville.
Une identité visuelle qui prolonge le propos
Le travail de Jaccard fait écho à la direction graphique retenue pour cette 12e édition. Selon cominmag.ch, l’agence Hamak a conçu une identité visuelle bâtie sur des ondes en mouvement, censées traduire l’énergie des performances autant que la circulation des publics entre les lieux. Une silhouette de la Suisse se devine en filigrane, sans marqueur identitaire appuyé. Le site spécialisé y voit une manière de fédérer les scènes helvétiques sans les figer dans une représentation unique, et un prolongement du projet artistique plutôt qu’un simple habillage.
Ce que le dossier ne dit pas
Rien, dans les éléments disponibles, ne permet de savoir combien de clichés compose le reportage de Maurice Jaccard, ni sous quelle forme il est diffusé au-delà du relais de la RTS. Aucune donnée ne permet non plus de comparer la fréquentation de cette édition à celle des précédentes, ni d’établir un bilan financier du festival. Ces angles restent ouverts : ils demanderaient des chiffres que le dossier ne fournit pas.
Ce qui est établi tient en peu de mots : un festival gratuit, trois jours, dix lieux, et un photographe lausannois qui a choisi de regarder la foule autant que la scène. Reste à voir si d’autres regards viendront compléter ce que ses images laissent deviner.
Sources et traçabilité · 2 sources
Information recoupée auprès de 2 rédactions distinctes.
- Le photographe Maurice Jaccard saisit l'énergie brute du festival Label Suisse à LausanneRTS · 26 septembre 2026
- Label Suisse 2026 : Hamak traduit l'ancrage suisse en langage visuelcominmag.ch
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