PISA 2025 : la FWB réduit les inégalités scolaires malgré le recul
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Les résultats PISA 2025 révèlent que la Fédération Wallonie-Bruxelles sort du fond du classement de l’équité malgré un recul global des scores. Selon le service d’analyse aSPe de l’ULiège, cette évolution s’appuie sur une progression notable des élèves issus de l’immigration et des moins favorisés.
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L’édition 2025 des tests PISA vient de livrer un diagnostic sans concession sur les systèmes éducatifs mondiaux. Si la tendance générale est à la dégradation des performances, l’analyse fine des données révèle une dualité frappante : alors que les scores globaux s’effondrent, certains indicateurs d’équité amorcent un tournant positif. En Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), cette dynamique se traduit par une réduction significative du déterminisme social, même si le système demeure sous la moyenne internationale.
Un recul global marqué par des chutes drastiques
Les résultats de cette cuvée 2025 sont qualifiés de plus faibles jamais enregistrés à l’échelle internationale. L’OCDE attribue ce déclin à une combinaison de facteurs post-pandémiques : une baisse de la persévérance et de l’attention des élèves, une difficulté accrue face aux tâches complexes, ainsi qu’un climat scolaire moins propice aux apprentissages.
La France illustre cette trajectoire descendante avec une perte de 51 points en sciences, tandis que les Pays-Bas subissent un recul qualifié d’énorme par l’équipe de l’ULiège, avec une chute de 91 points. La Flandre n’échappe pas à ce constat avec une baisse de 68 points. En mathématiques, la Fédération Wallonie-Bruxelles enregistre une diminution de 31 points, se classant parmi les systèmes qui résistent le moins face au déclin général, aux côtés du Royaume-Uni.
Le paradoxe de l’équité en Belgique francophone
Le constat le plus notable pour la Fédération Wallonie-Bruxelles réside dans son évolution sur le plan de l’équité. Selon les analyses menées par l’équipe de l’ULiège, la région n’est plus en queue de peloton concernant les inégalités sociales. Ce progrès est directement imputable à la progression des élèves issus de l’immigration, qui ont parcouru la moitié du chemin vers une meilleure réussite, et des élèves les moins favorisés, dont les résultats progressent d’un quart.
Cette réduction des écarts intervient dans un contexte socio-économique difficile. L’équipe de l’ULiège souligne que ces progrès des groupes les plus fragiles contribuent directement à atténuer les disparités de réussite habituelles au sein du système belge, connu pour son iniquité marquée.
Les structures scolaires face aux critères PISA
La résistance relative observée en sciences dans la FWB pourrait s’expliquer par une proximité entre les méthodes d’enseignement locales et les critères d’évaluation des tests. Par ailleurs, Valérie Quittre, chercheuse à l’ULiège, avance l’hypothèse que le cadre de réformes engagé depuis 2015 a pu limiter la casse. Bien que les élèves évalués n’aient pas encore été formés aux nouveaux référentiels du Pacte pour un enseignement d’excellence, ils ont évolué dans des écoles déjà engagées dans une dynamique de réforme.
En revanche, le modèle « germanique » de séparation précoce et de redoublement reste un point de friction. En FWB, 35 % des élèves de 15 ans font face au redoublement, un taux jugé particulièrement élevé à l’échelle internationale. Cette structure explique pourquoi les écarts restent importants entre les filières de transition et les filières de qualification professionnelle.
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