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Baisse de 3,5 % des exportations internationales de marchandises du …

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Baisse de 3,5 % des exportations internationales de marchandises du …
Illustration générée par IA — ne représente pas la scène réelle.

Le 18 août 2026, l’Institut de la statistique du Québec publiait des données officielles sur le commerce extérieur de la province. Les exportations internationales de marchandises ont reculé de 3,5 % en juin 2026 par rapport au mois précédent, après un léger repli de 0,6 % en mai. Dans le même temps, les importations ont chuté de 12,0 % après une progression de 8,4 % le mois antérieur. Ces chiffres, exprimés en dollars constants et désaisonnalisés, révèlent une dynamique contrastée : certains secteurs s’effondrent, tandis que d’autres résistent, voire progressent. Pour le lecteur, ces données dessinent un tableau nuancé de l’économie québécoise, où les déséquilibres sectoriels et les perturbations douanières compliquent l’analyse.

L’aluminium et les aéronefs plombent les exportations québécoises en juin 2026

Selon les dernières statistiques de l’Institut de la statistique du Québec, la baisse des exportations en juin 2026 s’explique avant tout par des reculs sectoriels brutaux. L’aluminium et ses alliages sous forme brute ont ainsi chuté de 38,8 %, tandis que les ventes d’aéronefs ont diminué de 14,9 %. Les carburants n’ont pas été épargnés : le diesel et le biodiesel ont reculé de 46,0 %, et le carburant d’aviation de 52,3 %. Ces contre-performances s’inscrivent dans une tendance plus large : sur les six premiers mois de 2026, les exportations québécoises vers les États-Unis, principal partenaire commercial, ont reculé de 7,6 % par rapport à la même période en 2025. À l’inverse, les exportations vers les autres pays ont progressé de 8,7 %, limitant l’impact global à une baisse de 3,0 % pour l’ensemble des marchés.

Quelques lueurs subsistent dans ce paysage morose. Les moteurs d’aéronefs ont progressé de 17,8 %, tandis que les minerais et concentrés de nickel, ainsi que les machines et matériel pour les industries de services, ont enregistré une hausse de 50,6 %. Les bijoux et articles en métaux précieux ont, quant à eux, bondi de 106,9 %, illustrant une disparité frappante entre les performances sectorielles.

Importations en chute libre : des métaux aux véhicules, un effondrement généralisé

Le recul des importations en juin 2026 est encore plus marqué que celui des exportations, avec une baisse de 12,0 % par rapport à mai. Cette contraction s’explique par des chutes vertigineuses dans plusieurs catégories : les formes primaires et produits semi-ouvrés de métaux non ferreux ont reculé de 77,4 %, les batteries et chargeurs de 73,6 %, et les camions légers ainsi que les véhicules utilitaires sport de 10,4 % pour les modèles thermiques, et de 23,8 % pour les versions électriques et hybrides. Ces chiffres reflètent une demande atone, voire un report des investissements dans certains secteurs industriels.

Pourtant, certains segments d’importation ont connu une embellie inattendue. Les ordinateurs et périphériques ont progressé de 55,9 %, les autres composants électroniques de 317,4 %, et les aéronefs de 389,0 %. Les autres produits végétaux divers ont également enregistré une hausse de 68,3 %, suggérant une reprise ciblée dans des niches spécifiques. Ces contrastes soulignent la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la dépendance du Québec à des marchés volatils.

Un contexte national contrasté et des données en cours de révision

À l’échelle du Canada, les données de Statistique Canada publiées le 4 août 2026 révèlent une hausse de 0,7 % des exportations nationales en juin 2026 par rapport à mai, tandis que les importations ont reculé de 2,4 %. Sur les six premiers mois de 2026, les exportations canadiennes ont baissé de 1,3 % par rapport à 2025, et les importations ont augmenté de 0,7 %. Ces chiffres, bien que moins alarmants que ceux du Québec, confirment une tendance générale au ralentissement des échanges commerciaux au Canada.

L’Institut de la statistique du Québec précise que des retards dans la réception des données de l’Agence des services frontaliers du Canada affectent actuellement la qualité des statistiques sur les importations. Ces données, bien que publiées, restent partielles et sujettes à révision dans les mois à venir. Une prudence s’impose donc dans l’interprétation de ces chiffres, d’autant que le système de Gestion des cotisations et des recettes (GCRA), mis en place le 21 octobre 2024, a introduit des perturbations dans le traitement des données douanières.

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