Territoire : Luxembourg
Chômage à 6,5 % au Luxembourg, malgré 2.768 postes vacants déclarés
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Deux séries de chiffres, publiées pour le même mois d’août 2026, refusent de raconter la même histoire. D’un côté, l’ADEM recense 20.136 demandeurs d’emploi résidents disponibles inscrits au 31 août 2026, un total supérieur de 2.071 personnes à celui de la fin août 2025, soit une progression annuelle de 11,5 % ; le STATEC, de son côté, établit à 6,5 % le taux de chômage corrigé des variations saisonnières.
De l’autre, les employeurs ont déclaré 2.768 postes vacants au cours du mois, en hausse de 5,0 % sur un an, et le stock d’offres encore ouvertes en fin de mois atteint 6.715 postes, soit 2,7 % de plus qu’un an auparavant. Ces données proviennent des publications de l’ADEM et du STATEC pour août 2026.
Une progression des inscrits qui épargne peu de catégories
Le mouvement d’ensemble est net : entre la fin août 2025 et la fin août 2026, le nombre de résidents inscrits comme demandeurs d’emploi disponibles a augmenté de 2.071 personnes, portant le total à 20.136. La hausse annuelle de 11,5 % recouvre toutefois des écarts sensibles selon les profils. Les demandeurs les plus qualifiés affichent la progression la plus forte, à 19,0 %, et forment désormais un tiers des personnes recensées.
Par tranches d’âge, les 30-44 ans arrivent en tête avec 13,9 % de plus sur un an, suivis de près par les 16-29 ans à 13,5 %, tandis que les 45-64 ans enregistrent une hausse plus contenue de 8,4 %. Les métiers recherchés dessinent des tendances comparables : secrétariat et assistance, informatique, comptabilité et gestion, organisation et études, mais aussi nettoyage et propreté industrielle, banque, droit, production culinaire et aide à la vie quotidienne comptent parmi les domaines en progression.
Le flux du mois confirme cette orientation. En août 2026, l’ADEM a enregistré 2.548 nouvelles inscriptions de résidents, soit 3,5 % de plus qu’en août 2025. À la fin du mois, 9.976 résidents percevaient l’indemnité de chômage complet, et 1.597 se trouvaient en reclassement professionnel externe avec indemnité d’attente ou indemnité professionnelle d’attente. Par ailleurs, 4.222 résidents bénéficiaient d’une mesure en faveur de l’emploi, un chiffre en hausse de 4,3 % sur un an.
Une forte progression parmi les non-résidents
Les inscriptions de non-résidents progressent également. En août 2026, 870 personnes non-résidentes se sont inscrites à l’ADEM, soit 28,7 % de plus qu’un an plus tôt. Leur effectif disponible atteint 4.262 personnes, en progression de 30,5 % sur douze mois. Parmi elles, 2.497 relèvent du reclassement professionnel externe et peuvent prétendre aux aides financières versées par l’ADEM dans les mêmes conditions que les résidents ; pour cette catégorie précise, la hausse décélère à 8,5 %.
Les autres, inscrits spontanément et sans accès à une aide financière, étaient 1.765 à la fin du mois, un volume qui bondit de 82,9 % sur un an. En août, 1.052 non-résidents en reclassement professionnel externe ont perçu une indemnité de chômage complet, et 1.903 ont bénéficié d’une indemnité d’attente ou d’une indemnité professionnelle d’attente.
Des postes déclarés nombreux, un chômage qui ne recule pas
C’est ici que se loge la tension du dossier. Les employeurs ont déclaré 2.768 postes vacants à l’ADEM en août 2026, en hausse de 5,0 % sur un an, et le stock d’offres disponibles en fin de mois s’élève à 6.715 postes, soit 2,7 % de plus.
Les plus fortes hausses de postes déclarés depuis août 2025 concernent l’action sociale, socioéducative et socio-culturelle, les soins paramédicaux, le commerce alimentaire et les métiers de bouche, l’aide à la vie quotidienne, les travaux et gros œuvre, les systèmes d’information et de télécommunication, ainsi que l’organisation et les études.
Autrement dit, des postes existent et sont déclarés, sans que le chômage recule pour autant : le taux calculé par le STATEC s’établit à 6,5 %.
Des indicateurs à distinguer
Le taux de chômage de 6,5 % et la hausse de 11,5 % des demandeurs résidents ne mesurent pas la même chose : le premier rapporte les demandeurs disponibles à la population active résidante, tandis que la seconde compare leur nombre sur un an. De même, les postes déclarés pendant le mois et le stock disponible en fin de mois sont deux indicateurs distincts. Leur coexistence ne permet pas, à elle seule, d’identifier les causes des difficultés de recrutement.
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Sources et traçabilité · 1 source
Les sources citées ci-dessous documentent le sujet ; leur nombre ne prouve pas qu’elles confirment toutes la même information.
- Un taux de chômage qui augmente à 6,5 %, malgré une dynamique soutenue en termes de postes vacants déclarésSTATEC · 21 septembre 2026
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