Le commerce extérieur redresse la croissance trimestrielle

Le secteur du commerce international s’est affirmé comme le principal soutien de l’activité économique au deuxième trimestre 2026. Selon l’Institut de la statistique du Québec, les exportations totales de biens et de services ont crû de 2,9 %, marquant un revirement vigoureux après la baisse de 1,2 % enregistrée au trimestre précédent. En parallèle, les importations totales se sont accrues de 1,2 %, une progression substantiellement inférieure à celle des ventes externes. Cet écart favorable entre entrées et sorties de marchandises a permis l’amélioration du solde commercial québécois, élément moteur de la croissance du PIB réel sur la période considérée.

Dépenses de consommation en accélération malgré les stocks défaillants

Les dépenses de consommation finale ont fourni un apport positif à la croissance, avec une augmentation de 0,7 % après un recul de 0,1 % au trimestre précédent. Cette progression s’est diffusée largement : les ménages ont accru leurs dépenses de 0,7 %, les administrations publiques de 0,7 % également, et les institutions à but non lucratif desservant les ménages de 1,0 %, selon l’Institut de la statistique du Québec. Cependant, ce dynamisme de la demande finale s’est heurté à une correction importante des niveaux de stocks. Ces derniers ont basculé d’un accroissement de 1,8 milliard de dollars au premier trimestre vers un déstockage de 3,4 milliards au deuxième trimestre, représentant un mouvement inverse de 5,2 milliards sur la base de l’institut statistique. Ce sevrage des accumulations antérieures a significativement tempéré l’expansion de l’activité globale.

Secteur des biens en repli, services en hausse modérée

L’économie québécoise a présenté un profil sectoriel contrasté. La production de biens s’est contractée de 0,3 % tandis que celle des services a progressé de 0,4 %. À l’intérieur du segment marchand, plusieurs postes ont enregistré des baisses : les services publics ont reculé de 1,2 %, la construction de 0,3 %, et le secteur extractif incluant les hydrocarbures de 1,6 %, selon l’Institut de la statistique du Québec. À l’inverse, le secteur tertiaire a bénéficié de contributions positives émanant des administrations publiques (+ 1,4 %), de l’hébergement et de la restauration (+ 2,3 %), du transport et de l’entreposage (+ 1,0 %), ainsi que de la finance et des assurances (+ 0,2 %). Sur le plan conjoncturel mensuel, le Québec a affiché une accélération en juin 2026, avec un PIB réel augmentant de 0,4 % par rapport à mai après un recul de 0,1 % enregistré le mois précédent. Par comparaison, le Canada dans son ensemble a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre 2026 selon Statistique Canada, après une hausse limitée à 0,1 % au premier trimestre.