À l’approche du scrutin provincial québécois prévu pour le 5 octobre, l’ancien élu Raymond Bachand s’est prononcé publiquement en faveur de Charles Milliard. Dans une chronique publiée par l’éditeur Dialogue, il explique avoir choisi de soutenir le chef libéral, qu’il juge capable de redonner un élan au Québec. Cette prise de position intervient dans le cadre d’une série de lettres d’appui diffusées durant la campagne électorale en cours.

Un leader ancré sur le terrain et ouvert aux réalités régionales

Selon Raymond Bachand, Charles Milliard possède des atouts spécifiques pour diriger l’État québécois. L’ancien fonctionnaire souligne que le nouveau chef du Parti libéral du Québec connaît le territoire « sur toutes ses coutures ». Cette connaissance ne serait pas théorique mais acquise au contact direct d’acteurs variés : artisans de la culture, professionnels de santé, entrepreneurs et travailleurs de diverses régions. Pour Bachand, une décision prise à l’hôtel de ville de Québec peut avoir des répercussions très différentes selon qu’elle touche une usine en Mauricie, une ferme en Montérégie ou une famille montréalaise. Il faut donc un dirigeant capable de comprendre ces distinctions tout en sachant rassembler les forces du pays.

Une ambition concrète pour le développement économique et social

Le soutien exprimé par Raymond Bachand repose également sur des projets précis annoncés par l’équipe libérale. Charles Milliard propose d’atteindre un objectif ambitieux : construire 100 000 logements par année afin de répondre à la crise du logement actuelle. Parallèlement, il souhaite déployer pleinement la télésanté pour améliorer l’accès aux soins et le suivi des patients.

Selon Bachand, ces deux initiatives partagent une même logique : refuser que le Québec s’habitue à la pénurie et augmenter la capacité collective d’agir. Cette ambition doit toutefois s’appuyer sur une rigueur budgétaire stricte pour protéger les services publics et soutenir les familles.

Un parcours professionnel au service de l’alliance et de la culture

Le profil de Charles Milliard, décrit comme un gestionnaire d’expérience, est détaillé dans le dossier. Pharmacien de formation, il a occupé des fonctions de haute direction chez NATIONAL et dirigé la Fédération des chambres de commerce du Québec. Il est également titulaire d’un MBA de HEC Montréal. Son engagement associatif est reconnu par ses présidences de conseils d’administration au Festival international de Lanaudière, au Festival TransAmériques et à la Fondation du Cégep de Lévis.

Militant libéral depuis 1998, il a fait le saut en politique pour réparer ce qui ne fonctionne plus. Bachand conclut que le Québec n’a pas besoin d’un premier ministre prétendant tout savoir, mais bien d’un dirigeant qui comprend la complexité des enjeux et qui sait arbitrer entre les différentes parties prenantes.