Une organisation jugée comme officine de fraude

Le parquet a présenté les faits avec une précision qui souligne la gravité des accusations portées contre ce groupe. Entre 2007 et 2018, selon les éléments du dossier, ces treize personnes ont orchestré un réseau complexe. Ce n’est pas une simple infraction isolée mais bien l’animation d’une organisation structurée.

Le ministère public utilise des termes sans équivoque pour décrire la nature de cette entité : une officine dédiée à la fraude fiscale et au blanchiment d’argent. La durée de ce fonctionnement, couvrant plus d’une décennie, témoigne d’une persistance dans l’activité illégale qui a échappé aux contrôles pendant longtemps.

Henri de Croÿ face à la barre

Au deuxième jour d’audience, le président Djamel Caillet a procédé à l’appel des accusés. C’est alors que la figure d’Henri de Croÿ est mise en lumière. Ce fiscaliste belge, décrit comme un intrigant aux cheveux blancs coiffés en arrière et au regard perçant, se présente devant le tribunal. Sa posture est celle d’un homme acculé par les preuves accumulées contre lui.

L’image qu’il renvoie est celle d’un expert du droit qui a pourtant utilisé ses compétences pour contourner la loi. Cette contradiction entre son statut de fiscaliste et son rôle dans l’organisation criminelle constitue le cœur de l’accusation portée à sa charge.