Une stabilité marquée par une baisse structurelle

La province du Québec a enregistré en 2025 un nombre d’unions comparable à celui de l’année précédente, confirmant une dynamique qui ne détonne pas de celle des vingt dernières années. Selon les chiffres diffusés par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le total s’établit à près de 23 000 mariages célébrés. Ce chiffre ne représente qu’une légère fluctuation par rapport aux 23 066 unions recensées en 2024, illustrant une réalité où les Québécois continuent de se marier très peu. L’organisme public souligne que cette situation s’inscrit dans un contexte global où le nombre de mariages fluctue peu depuis le début des années 2000. Les données provisoires sur la nuptialité diffusées aujourd’hui par l’ISQ montrent une absence de rebond significatif, contrairement à ce qui pourrait être attendu lors d’une reprise économique ou sociale.

Le profil démographique et les choix de célébration

Au-delà du simple comptage des unions, le bulletin annuel met en lumière des disparités notables selon le genre et l’origine des futurs époux. L’âge moyen au premier mariage s’est établi à 31,7 ans chez les femmes et à 33,2 ans chez les hommes. Les Québécoises se marient donc un peu plus tôt que la gent masculine, une tendance qui persiste malgré le vieillissement général de la population. Concernant l’origine des couples, près de la moitié d’entre eux, soit 47 %, comptaient au moins une personne née à l’étranger. Cette proportion s’inscrit dans une tendance à la hausse, témoignant d’une ouverture croissante aux unions mixtes ou internationales. Par ailleurs, le nombre de mariages hétérosexuels reste dominant avec 97 % des unions entre un homme et une femme, contre seulement 3 % pour les couples de même genre.

La répartition des officiants et le calendrier des cérémonies

La manière dont ces unions sont célébrées demeure également un sujet d’analyse pertinent. Les ministres de culte continuent de célébrer la majorité des mariages, représentant 35 % de l’ensemble des cas. Ils sont suivis de près par les personnes célébrantes désignées qui assurent 28 % des cérémonies. Le reste des unions se fait donc dans un cadre civil, portant le total à près de 65 %. L’ISQ note également que la concentration temporelle des mariages suit un rythme précis : les jours les plus prisés pour se marier sont le premier samedi de septembre et les trois derniers samedis d’août. Ce rapport suit la publication des chiffres préliminaires concernant le nombre de mariages et l’état de la nuptialité au Québec pour l’année 2025, offrant ainsi une photographie précise de la vie sociale québécoise à cette date.